La naissance de Bobig


Avant 1990, je m’appelais Eric Marie. J’habitais encore dans le quartier de la Boissière , à Noisy le sec.  Avec mon appareil photo acheté grâce à un job d’été, je bidouillais des images avec de la peinture. Je les faisais ensuite développer en poster 50 x 70 cm.
Le resultat flattait l’œil. Avec le recul, cela ressemblait à du pauvre Andy Warhol mais à cette époque, je me considérais comme le nouveau Picasso. Je continuais donc sur cette voie, pensant révolutionner l’art contemporain.

En 1990, après un échec en histoire de l’art, je me retrouve embarqué au service militaire. Direction l’Allemagne. je ne vais pas trop insister en faisant le vieux vétéran mais l’armée a été très formatrice pour moi. J’ai appris à me bourrer la gueule à vitesse grand V et j’ai pu avoir la confirmation que les militaires étaient des cons.

Le seul point positif : la naissance de Bobig. Un surnom artistique m’a toujours manqué. Sans doute, l’influence des tagueurs que je fréquentais pendant les années lycée.
Je partais rarement en permission car j’ai très vite été dans le collimateur de la hiérarchie. Un vendredi, je peux enfin faire mon sac et prendre le train direction Paris. Au bout d’une heure de trajet, le train ralentit sans explication et stoppe dans la gare de Neustadt-Böbig

Mon année de langue allemande ne me sert à rien. J’ignore quand le train va repartir. Avec mes camarades, je commence à délirer sur le mot « Böbig ». je hurle le nom de cette station dans les compartiments. Bref je fais le con.

Pendant mon week-end, j’ai sorti crayon et stylo pour créer un personnage de bande dessinée : Le capitaine Böbig. 

En revenant dans la caserne, j’ai partagé les aventures de ce militaire bas du front. Le succès était tel que les lecteurs ont fini par m’appeler comme mon personnage.
Au bout de quelques mois, j’ai été viré à cause de mon comportement. On m’a fait partir comme un malpropre dans une caserne disciplinaire. J’ai encore le souvenir d’entendre le nom de Böbig hurlé de la part de mon petit fan club, attristé par mon départ. C’était décidé, je signerai mes artisteries avec Böbig.
Au fur et à mesure des années, les deux points au-dessus de la voyelle O ont disparu. De nombreuses artisteries sont signés de ce sobriquet.

Cela fait maintenant 28 ans que j’utilise ce surnom. Le temps passe à une vitesse folle.

Résolutions 2019

20102011201220132014201620172018…je me suis enfin débarrassé de cette putain d’année. C’est le petit moment pour prendre des bonnes résolutions. Assis confortablement sur mon siège, je me lance…

2019. je ne ferai pas une grande liste car mon objectif est tout simple. Je vais déguster chaque jour, chaque heure, chaque minute de ma vie ordinaire. Prendre mon temps pour créer des peintures avec mon nouveau projet, continuer à pondre des artisteries sur le blog officiel et retrouver le plaisir de créer , de partager, d’aimer et de vivre tout simplement.

Hard Rock & Metal

Adolescent, je me foutais de la gueule de ceux qui écoutaient du hard rock. Je les trouvais bourrin avec leur look cheveux longs gras et veste en jean.

2018. je me lance dans la découverte de cette musique.  Avec l’aide de cette discographie en ligne , cela fait deux mois que j’écoute de la batterie qui claque et des riffs bien lourds. J’avoue que dés le réveil, ça donne la patate et je comprends mieux l’interêt de ce genre musical quand on est adolescent : bien se réveiller pour les cours au bahut.

Pour mon écoute, je n’ai pas encore dépassé l’année 1985. Voici  les premiers groupes que mes fragiles tympans apprécient.

Les plus puristes me diront que ce n’est pas du hard rock…cette liste concerne surtout les ancêtres du gros son lourd. Comme je le précisais plus haut dans l’article, je progresse lentement par année.

Voici ma playlist « du bruit dans les tympans »

L’épreuve

je me rappellerai de cet été, comme le pire de ma vie. J’ai traversé trois mois d’épreuve. J’ignore encore comment j’ai pu tenir le coup. J’ai été confronté à un choc. Un de mes gosses est tombé gravement malade. Milieu du mois de Juin. Une saloperie de bactérie s’est nichée sur la valve du cœur de mon fils. Elle a causé pas mal de dégâts. Un AVC , deux anévrismes et une opération à cœur ouvert.

J’ai vécu trois mois de montagnes russes émotionnelles, croyant perdre mon gosse toutes les semaines. J’ai pleuré, beaucoup…j’ai prié..j’ai été en colère…je me suis accroché. J’ai traversé un flot d’émotions comme rarement. Depuis la semaine dernière, Bobig junior est à la maison. Aujourd’hui, j’évacue toute cette tension en crachant ses lignes sur ce blog que je tiens depuis si longtemps. Il est vivant. Plus de paralysie. Il recouvre de plus en plus de force. Le bout du tunnel n’est pas loin même si j’ai toujours cette angoisse. Quand je repense à cette date du 14 juin où cette merde a commencé, je suis pris de vertige.

La naissance de mes mouflets m’avaient déjà transformé. Ce terrible coup dur m’a bousillé moralement et physiquement. Mon corps a traduit ma peur en douleurs..épaules, dos en compote. Le moral en a pris un sacré coup. En cinquante berges, j’ai vécu des trucs terribles mais jamais aussi violent. je ne suis plus le même. Définitivement.
Pour mon fiston, c’est une victoire. Il a traversé cette épreuve avec un immense courage. Je veux qu’il prenne conscience de sa force, de sa soif de vivre…je l’admire.

Maintenant je vais parler du personnel médical. Mes larmes montent. je tiens à rendre hommage à toutes et tous. La fondation Rotschild qui a sauvé mon fils alors qu’il était dans un état qui laissait présager le pire. Pour leur faire des dons c’est ici.

Le personnel de l’hôpital Saint Antoine. je n’ai pas de mots pour décrire leur gentillesse et leur soutien avec aussi peu de moyens. Toute ma vie, je me souviendrais de cette infirmière qui nous a donné des photocopies d’exercices de rééducation à cause d’une pénurie de kyné. Une autre qui m’a soutenu quand j’étais pétrifié avant le bilan d’une neurologue. leurs sourires malgré la difficulté de leurs métiers a été une des plus grandes leçons de courage que j’ai reçu. je n’ai qu’un truc à vous dire. Je vous aime d’avoir aidé mon fils à traversé ces trois longs mois.

Neurologue, cardiologue et chirurgien de la Salpêtrière…merci d’avoir trouvé la solution pour soigner mon enfant. Il y a eu des grands moments de doute mais le résultat est là.

je vais appuyer sur le bouton « publier » et reprendre le cours de ma vie. A la fin du mois, je vais avoir 50 ans et j’ai reçu le plus beau des cadeaux. Mon fils est vivant.

Battle for Azeroth

Vétéran du jeu « World of Warcraft » j’ai longtemps trainer ma bosse sur des territoires dangereux.
J’ai débuté il y a de longues années (2004)  en incarnant un guerrier nommé Choubarh (original non ? )…

Puis est venu le temps de la chasse, avec pollock le hunter Tauren..j’ai parcouru de nombreux donjons avec lui et réussit de nombreux hauts faits.

Pour la prochaine extension « battle for Azeroth », de nouvelles aventures se présentent et c’est avec Bobig mon moine Pandaren que je vais affronter de nouveaux dangers…de temps en temps je ferai une petite chronique de ces événements ici…C’est parti pour de nouvelles aventures !!!

La merde

Depuis début Juin, je traverse une zone qui me fait l’effet de montagnes russes. Des personnes proches traversent des épreuves. j’éprouve la frustration d’être en mode spectateur. Ne rien pouvoir faire. Compter les jours en priant que tout se passe bien. Pour décrire cette période, je dirai simplement que c’est la merde.
Pour réussir à résister à ces ondes négatives, depuis l’age de 10 ans, j’ai toujours la même méthode : l’Art. Je me plonge dans la créativité. Photographie, Peinture, video, sons…tout y passe. L’art et la vie confondus. Cela me donne l’énergie pour vaincre ces épreuves de la vie sans trop de degats.

Pour voir ces nouveautés, il suffit d’aller sur ce nouveau site : Bobig 5.0 ( le 5.0 faisant finement référence à mes 50 berges qui approchent)

Portrait-nouille

Ma rencontre avec l’art date de l’école maternelle. Quelques semaines avant la fête des mères. L’institutrice avait donné des instructions très précises : composer le portrait de ma mère à l’aide de nouilles. Aujourd’hui encore, en fermant les yeux, je sens l’odeur de la colle blanche qui fixait chacune des pâtes. Mes petits doigts en étaient imprégnés. Xavier, mon meilleur copain de classe, regardait l’évolution de mon travail.
Concentré, j’avais eu des difficultés en composant la chevelure, heureusement, les courbes des coquillettes facilitait le travail.
Vendredi, trop impatient, je m’étais précipité vers ma mère dés la sortie de la classe, l’offrande en main. La réaction de l’intéressée a été à la hauteur de mes espérances. Très rapidement, je captais l’émotion de l’instant. Je n’oublierai jamais les conséquences de mon premier travail artistique : un baiser de ma mère.

50 ans

Mes 50 ans s’approchent doucement mais sûrement. Je ne suis pas sensible à l’âge. Je n’ai pas le culte des chiffres ronds. C’est sans doute pour cette raison que je ne ferai pas la nouba pour mon quinqua. Pourtant, l’approche de mon anniversaire m’a donné l’envie de lancer une nouvelle série d’articles.
De l’art, des jeux vidéos, de la musique , du cinéma, souvenirs divers et variés et anecdotes en tous genres, ma vie et mon oeuvre, bref tout et n’importe quoi. Cela sera l’occasion de faire un petit bilan de ma vie et de plonger dans mes souvenirs les plus lointains pour les écrire dans ce petit carnet en ligne.