Mon addiction aux meuporgs

Novembre 2004. J’achète la version collector du jeu « World of warcraft ». Devant la caissière du magasin, je n’ai pas encore conscience que cet achat va influencer les six années à venir.

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j’étais un grand fan de « warcraft 3 ». Pénétrer dans ce monde heroic-fantasy a été un de mes plus grand souvenir de gamer. On formait une petite guilde avec un groupe d’amis. Révélateur de ma personnalité. je trouvais le moyen d’être aussi dans un posture marginale dans un monde virtuel. Ma curiosité maladive m’empêchait de faire évoluer un seul personnage. Pendant que mes compagnons de route découvraient le jeu à haut niveau, je préférais batifoler et découvrir le contenu du jeu en solo.

Le plus passionnant dans « wow » est l’aspect relationnel. Des liens se créent entre joueurs d’une même guilde, de l’amitié et aussi des conflits. Prise de pouvoir, ego difficile à contrôler. On réalise rapidement que c’est le reflet exacerbé de notre société.

J’ai mené cette petite vie parallèle durant six ans. Cela a eu un impact sur mes artisteries. la production s’est considérablement ralentie. Aucun regret, le plaisir de jouer m’a apporté beaucoup plus que la création d’une toile. Je n’étais pas un hardcore gamer et je frissonne à l’idée des personnes qui sont absorbées 24/24.
La seule petite contrariété avec « world of warcraft » est qu’il ne permet pas de pratiquer d’autres jeux (ou alors on vit dans une grotte sans contact extérieur).
Les deux dernières années, j’ai eu le plaisir de partager les aventures de mes personnages sur un blog .Joli succès.

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Pollock le chasseur, un de mes derniers personnages.

A chaque nouvelle extension,  de nouvelles envies de jouer. J’ai incarné un magicien, un prêtre, un voleur…Bobig junior s’est joint à moi, Bonheur de jouer en famille. Après une phase de jeu « sérieux », ma guilde est devenu un repaire de joueurs casuals avec un esprit anar. Les noms des personnages étaient révélateurs : tupu & duku, dhiarrée, kwamageul…
Les mois ont lentement passé sur les terres d’Azeroth et mes compagnons de jeu ont peu à peu déserté la guilde. Je m’accrochais à l’illusion du jeu mais j’ai vite réalisé que je me connectais comme si j’allais au boulot le matin. un train train de gaming s’était installé et les différentes nouveautés des développeurs du jeu ne pouvaient rien y faire.
Il y a quelques semaines, j’ai décidé de faire une longue pause. Depuis, j’essaie de rattraper mon retard en jeux classiques. J’ai du pain sur la planche.

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Le jeu Super Street fighter 4 sera le sujet d’un futur article.

J’ignore encore si ma pause sera définitive ou non, mais je tenais à rendre hommage à mes différents compagnons de jeu durant ces six années. Merci à tous…

ps : Pour comprendre le terme Meuporg au lieu de MMORPG, cliquez ici (une belle preuve du talent des journalistes haxegonaux)

Où sont mes sous titres ?

J’ai réceptionné la freebox Version 6. Grand geek devant l’éternel, j’ai décrit les possibilités de l’engin à madame Bobig :

– tu vas voir c’est super bien foutu
– Ok d’accord, montre moi…et si on regardait une série sur ton disque dur ..
– 250 gigas le disque dur répondis je enthousiaste. trop simple. je vais glisser mon film et son fichier sous titre vers le serveur freebox et hop à nous la super soirée « Blu bloods ».

Je monte dans la chambre. je fais la petite manipulation et je redescends fier comme un caribou (oui le caribou est un animal très fier). Lecture, c’est parti…et là pas de sous titre. Rictus sadique sur le visage de madame bobig :

– mouais c’est de la merde ta freebox on ne voit pas les sous titres.

Hé oui après avoir surfé sur différents forums, je découvre que la nouvelle boîte de Free ignore les fichiers de sous titres. Le joli talon d’achille. Bon je partage une petite astuce pour les possesseurs de Mac. Un petit logiciel nommé « Submerge ».

Ok c’est payant (six euros) mais son utilisation est ultra-simplissime. Vous glissez le fichier vidéo et son sous-titre dans l’interface. Après quelques secondes de rendu, vous pouvez exporter le résultat. environ 25 minutes d’attente, et vous avez un fichier vidéo que vous pouvez lire sur votre freebox. Testé et approuvé. fini les moqueries de madame Bobig.

Mise à jour 2 mai 2011 : dans la dernière mise à jour Freebox, il est enfin possible de lire les sous titres sans soucis. Il faut uniquement penser à les encoder au format UTF8.

Techniques de survie en réunion

C’est l’une des pires épreuves que je puisse subir dans le contexte de mon travail : La réunion.

Il faut d’abord que je vous donne quelques précisions. Je n’aime pas mon travail. Je le considère comme une activité alimentaire. je suis content d’avoir un salaire mais je ne prends pas du plaisir à pratiquer ce métier. hmmm j’entends vos questions :

– Mais Bobig si tu n’aimes pas ce que tu fais ? pourquoi tu ne changes pas ?
– Oui je comprends tes interrogations cher lecteur mais il faut bien comprendre un trait caractéristique de ma personnalité. Si je fais une activité par contrainte, je m’ennuie. Explication : si j’étais artiste professionnel, je me ferais chier comme un rat mort. Donc peu importe le domaine d’activité,  travailler m’ennuie. Je fais mon job correctement mais je m’emmerde.

fin de la parenthèse.

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Après une nuit de festoyades ou de hardcore gaming, il est souvent difficile de maintenir son attention lors d’une assemblée. Grâce à des années de pratique, je maitrise assez bien l’art de la réunion. Je vais essayer de compiler mes différentes méthodes pour s’ennuyer un  minimum et éviter de s’endormir.

  1. se mordre la joue : Un classique. Quand le sommeil me gagne, je me mords plus ou moins vivement l’intérieur de la joue.
  2. Se pincer la cuisse : Une variante de la première technique.
  3. Faire des grimaces à vos collègues.
  4. hocher de la tête à chaque proposition du boss. risque de douleurs cervicales mais bonne image auprès de la hiérarchie.
  5. observer les bâillements des collègues et leur faire les gros yeux ou une œillade complice.
  6. utiliser son iphone pour…heu…je …. je vous laisse. le grand boss m’a repéré pianotant sous la table…

Si vous avez d’autres techniques, je suis preneur.

Médaille d’argent

L’horreur. quand je suis rentré dans le secrétariat pour inspecter ma corbeille de courriers arrivés, je ne m’attendais pas à plonger dans les profondeurs d’une terrible dépression.  Je m’explique. A la page deux du magazine de l’entreprise, un magnifique article sur les médaillés du travail. Je pouffe, je me moque des participants avec leurs médailles piquées à leurs vestes. J’ai la soudaine impression que Brejnev va débarquer pour faire la photographie de groupe.

Merde Brejnev !! Il est mort en 1982…les jeunes ne connaissent même pas ce nom. je fais de l’humour de vieux…je…putain…en fixant à nouveau les images des médaillés, ma silhouette apparait furtivement entre les convives. L’année prochaine, je pourrai porter la médaille d’argent. 20 ans de travail dans la même entreprise ???!!!! ça fait mal.
Je vous laisse, je vais avaler une vingtaine de cachets de Prozac.

La mort vous va si bien

Hier, à la machine à café, entre la discussion sur la météorologie et celle des flux migratoires des chauves souris en Europe de l’Ouest, j’ai abordé le thème de la mort avec mes collègues de bureau. plus précisément, la préparation des corps avant l’enterrement.

Il faut dire que j’ai une certaine expérience en la matière. En très peu de temps, j’ai assisté aux funérailles de mes grands mères. Enterrer un proche n’est pas une chose aisée et parfois des éléments extérieurs viennent perturber votre comportement. Je vais d’abord décrire la préparation du corps, plus particulièrement du visage de ma grand mère paternel.

Avant de fermer le cercueil, la famille pouvait se recueillir devant la défunte et lui rendre un dernier hommage. Je m’approche d’un pas lent, la mine tendue par l’émotion. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un corps inanimé. Je lève le regard vers le corps et là…je vois un mafiosi avec les cheveux gominés en arrière. What the fuck !! ma grand mère avait une chevelure bouclée et je la retrouve avec ce visage. Ma réaction ne s’est pas fait attendre. J’ai eu eu crise de fou rire que j’ai réussi à étouffer pour ne pas choquer ma famille. Comme dernier hommage, on ne pouvait pas faire pire.
J’ai vite imaginé la bonne ambiance des entrepreneurs de pompes funèbres préparant le corps de ma mère-grand : « Ok les gars on lui fait quelle gueule celle là ? ouais Roger tu as raison on va la faire en Al Pacino dans le parrain…trop bon mouhahahahaha »

Après cette mauvaise expérience, j’ai assisté à l’enterrement de mon autre grand mère avec beaucoup d’appréhension. Même scène, je m’approche..et là je découvre Mamie dans un profond sommeil. Il ne lui manque que le ronflement. J’avais affaire au Michel-Ange de la brosse à maquillage, au Léonard de Vinci du fond de teint.
Inspiré par ces deux expériences, j’ai pris une décision concernant ma propre mort. Inutile de défiler devant mon cercueil pour vous foutre de ma tronche une dernière fois. Ma dernière volonté : fermer le couvercle le plus rapidement possible ou alors quitte à faire rire, me mettre un masque de Mickey.

Radioactivité mon amie

Hier, dés le début de journée, j’avais la méga patate. Plaisir de retrouver mes collègues de bureau alors que d’habitude je viens à reculons. Nul besoin de café pour me maintenir réveillé, une énergie débordante.

Tout le long de la journée, j’ai achevé mes dossiers qui trainaient depuis des mois sur mon bureau, rangé mes tiroirs. j’ai commencé à me poser des questions quand j’ai réalisé que j’appréciais mon directeur. Malgré son mépris pour le personnel, je trouvais qu’il dégageait un certain charme. Mieux, j’étais d’accord avec lui pour la suppression massive de personnel. Cela a vite posé un problème. Après quelques minutes de réflexion, Je pense avoir trouvé la raison de ce changement de personnalité. Le nuage d’air contaminé venue de la centrale de Fukushima a atteint la France hier, mercredi 23 mars. je pense qu’il y a des conséquences avec ce petit nuage ou alors je suis devenu totalement crétin.

Tchernobyl, mon amour

Les différents incidents nucléaires au Japon démontrent une fois de plus l’opacité des responsables de l’énergie nucléaire. Ce n’est pas une chose nouvelle.
1986. Année de mes 18 ans. Le 26 avril, on découvre avec effroi la catastrophe de Tchernobyl provoquée par la fusion d’un réacteur. Le nuage radioactif de Tchernobyl arrive en Europe mais, d’après les spécialistes français, semble éviter la France. On est rassuré…

Un soir, devant le journal télévisé alors que le Pr Pellerin prétend qu’ « aucune élévation significative de la radioactivité n’a été constatée », je perçois un petit rictus sarcastique sur le visage de mon père. A l’époque, il exerçait la profession de chimiste. Il m’a expliqué la raison de sa réaction.
Dans son laboratoire, de nombreux instruments de mesure l’aidaient dans son travail. Ce matin là, par curiosité, il avait vérifié le taux de radioactivité extérieur. Constat : un bond énorme depuis la catastrophe. Le nuage était bien passé au dessus de la France.
C’est la première fois que je constatais un joli mensonge d’état aussi flagrant. Il y en aura bien d’autres.

Tiny wings

Au premier abord, le principe du jeu est simple : on incarne un petit oiseau qui veut voler le plus loin possible. petit problème : il a de trop petites ailes. il faut donc l’aider en appuyant sur l’écran, il plonge vers le sol et en relâchant le doigt de l’écran, il bat des ailes pour reprendre son envol. Il faut donc arriver à lui faire les plus belles courbes possibles et aller d’ile en ile avant que le soleil se couche.

Alors avec cette description, on se dit « putain c’est easy » sauf que…premier essai, je patauge dans la choucroute, mon oisillon s’écrase comme une bouse sur le sol et se fait rattraper par le soleil. Échec total. Nouvelles parties, je commence à sérieusement douter de mon achat. merde 0,79 euros pour rien.
La coup fatal est venu par miss Bobig – 12 ans – qui a pris le jeu en main en dix secondes et à déchirer le score du premier coup. Le jeune geek qui est en moi a laissé place à un vieux crouton qui mets trois heures à percuter sur la stratégie d’un jeu simplissime. Je vous laisse, je vais me donner la mort.

La misère et la haine

Le portrait du Christine Tasin dans « Libération » est la caricature d’une caricature. Cette ancienne enseignante tient un blog où elle vomit sa haine de l’Islam. Son parcours n’est pas original. Elle est passée d rouge au brun en quelques années.

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En lisant ses articles, on découvre vite que Christine est obsédée par l’Islam.jusqu’à l’overdose. En résumé, tous les problèmes du monde sont les conséquences de l’Islam. Tout. La délinquance, les problèmes scolaires, le réchauffement de la planète….elle m’a rappelé un garçon de 18 ans que j’ai fréquenté à l’armée. Flash-Back.

On l’appellera Michel. Un mec du nord qui s’est pris de sympathie pour moi. Aux détours de nos conversations, je découvre très vite que Michel est un skinhead d’extrême droite (je préfére dire un bonehead, car les skinheads n’ont rien à voir avec le nazisme. fin de la parenthése ). J’ai voulu en connaitre plus sur lui, je ne l’ai pas rejeté en bloc, voulant découvrir son parcours. L’expérience n’a pas été de tout repos.
Il était originaire d’un petit village sans aucune population issue de l’immigration. Par ennui, avec ces copains, ils descendent vers la grande ville pour « casser du bougnoule ». Juste le plaisir de taper sur des gens. Il m’a raconté ses expéditions avec moults détails. pas facile à écouter. Entre deux envies de vomir, je lui posais des questions. j’ai très vite réaliser qu’il avait la conscience politique d’un huitre. Avec ses copains, il se sentait fort. il arrivait à lutter contre la misère et l’ennui qui l’entourait. Les responsables de cette misère : les arabes. Tous sont coupables. Aucune réflexion individuelle. Michel réfléchissait avec son groupe de potes racistes. Il était bien dans son cocon de haine. C’est la première fois que j’ai été confronté à de la haine pure. La vie était simple. Il y a des gentils et des méchants.

Quand je lis le parcours de Christine Tasin, j’ai donc très vite pensé à Michel le bonehead. Elle est passée du rouge au brun en cherchant un groupe d’amis avec la même haine de l’Islam. Objectif : ne pas réfléchir, le monde est noir et blanc. il est plus facile d’haïr pour oublier la misère et l’ennui.