Christie’s cible le public gay

Vous trouvez ce titre très con ? imaginez ma réaction quand je l’ai lu dans l’entête d’un article du journal « le monde »

Je cite le journaliste :

En fait, ce ne sont plus vraiment des photographies. Car ils ajoutent de la peinture sur les tirages, leur donnent un aspect pictural, collent parfois des paillettes, puis installent l’oeuvre dans un cadre aussi envahissant que ceux qui magnifient les toiles flamandes au Louvre. Kitsch est un mot qu’on associe souvent à Pierre et Gilles – pour certains, c’est une qualité ; pour d’autres, une critique.

On est dans le cliché de la folle. Pour résumer, pour cibler la communauté homosexuelle, il faut du kitsch, des paillettes et un boa en plumes. Hé non monsieur le journaliste, Pierre & Gilles ne sont pas des artistes réservés à un public « gay ». Est ce que Bernar Venet est réservé aux ouvriers de la métallurgie ?

Le journaliste continue sur sa lancée :

Cette vente Christie’s sera remarquée pour une autre raison. Cela tient au sujet des images, très cohérent : toutes traduisent un fantasme homosexuel. Du reste, cet ensemble vient d’un seul collectionneur, anonyme. Pour aller vite, les portraits sont ceux de jeunes garçons sveltes, musclés, au torse bombé et imberbe, aux fesses rebondies. Certaines images sont sages, d’autres sont coquines, d’autres encore pornographiques.

Rassurez moi, ne me dites pas que le fantasme homosexuel se résume à ce cliché ras des pâquerettes…Un peu déprimé par cet article, j’ai erré dans les pages du journal en ligne. Heureusement, malgré le manque d’images, le texte de Philippe Dagen, décrivant le dernière installation de Christian Boltanski, m’a rassuré. Le papier sur Pierre & Gilles semble être un malheureux faux pas.

Ta gueule jacques…

Ce qui est bien avec Jacques Séguéla, c’est sa constance pour débiter des conneries. C’est pratique parce qu’à chaque fois que j’écris sur lui, je peux utiliser la même image.

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Jacques Séguéla a un avis sur tous les sujets. Je pense que c’est pour cette raison que les journalistes continuent de l’interroger. sauf…qu’il faudrait absolument faire une pause les amis. La dernière de Jacques :

« Sur l’affaire de mœurs, il y a présomption d’innocence et c’est sacré. Mais sur l’appartement, il y a présomption de connerie », lance le publicitaire lors de l’émission de Ruth Elkrief sur BFM TV.
« Comment il peut afficher un tel étalage d’argent alors que de l’autre coté il y a une femme de ménage abandonnée par tout le monde ? On finit par douter. Moi je veux le croire innocent. J’étais un de ses amis, je ne l’ai pas vu depuis longtemps », , explique Jacques Séguéla. «Je trouve qu’on en a trop fait. Mais là tout d’un coup on n’est plus défendable », ajoute Jacques Séguéla, « En tout cas il n’est plus défendable dans sa communication. Je pense qu’un homme politique doit être respectable et doit être exemplaire. Et là c’est quand même un exemple du fric à tout prix ».

Vous avez bien lu ? alors maintenant on regarde le même zigoto à la télévision en 2009.

On croit rêver. Le mec qui défendait Nicolas Sarkozy d’avoir une rolex et de se la péter au Fouquet’s avec ses potes. Sans aucune gène, il dit pratiquement le contraire deux ans après. Je pense que si on mesurait la connerie, il servirait de mètre-étalon (merci Michel Audiard)

Nazi & violeur

Cette semaine médiatique m’a laissé un sale goût. Avec ce flux continu d’information, impossible d’échapper au matraquage généralisé sur l’affaire DSK . A mes yeux,  cette mésaventure est un simple fait divers qui n’a aucun impact sur la vie des français. Comme tout procès, il faut garder la tête froide et ne pas raisonner avec passion. Hélas, la combinaison des journalistes et des médias sociaux est un cocktail explosif. Infos et rumeurs se mélangent. Impossible de trier le vrai du faux.

Une semaine d’édition spéciale pour répéter les mêmes ingrédients ad nauseam. les news les plus creuses se sont succédées. La palme revenant à TF1 :

Oui Laurence Ferrari, en direct du tribunal, j’apprends en direct avec twitter que DSK porte une veste grise.

Sans déconner,c’est donc cela la révolution Twitter ?

Autre événement, Les propos de Lars Von trier à Cannes. Le réalisateur s’embourbe dans une provocation de mauvais goût.

Je comprends Hitler. Je pense qu’il a fait de mauvaises choses, absolument, mais je peux l’imaginer assis dans son bunker à la fin,  Bien sûr, je ne suis pas pour la seconde guerre mondiale, je ne suis pas contre les juifs. Je suis avec les juifs bien sûr, mais pas trop… Parce que Israël fait vraiment chier

Tout le monde lui tombe dessus agressivement. A notre belle époque, impossible de faire de l’humour lourd. Au lieu de lui poser des questions sur le fond de sa pensée, d’établir un dialogue…non on vire le mec sans aucune explication. Le doute s’insinuant lentement dans le réseau. Les scandales ont moins de classe qu’à la belle époque.
Au  bout de quelques jours, ces deux infos s’entrechoquaient. DSK devenait Nazi et Lars Von trier était un violeur. Les médias dans leurs excès formaient un gros gloubi boulga impossible à digérer.

Sur facebook, je me suis lancé bêtement dans une discussion. Rappelant à chacun qu’il fallait savoir raison garder. Que Lars Von tier ne me semblait pas un néo nazi et qu’il fallait attendre l’issue du procès pour DSK pour connaitre le fin mot de l’histoire. Voila le type de réponse que j’ai eu :

 » je commence sérieusement à croire que tu as deux neurones: Lars Von Trier a dit ce qu’il pense de l’esthétique neo-nazi, il l’aime ! et en plus dit sa sympathie sans équivoque pour Hitler ! tu es ‘teubé ‘ franchement, tu gueules sur Guéant quand il dit un mot xénophobe, et quand c’est Trier, omerta ? c’est honteux et lamentable ! »

Impossible de discuter calmement. J’ai bien sûr aussitôt effacé ce contact de ma liste Facebook. Mais il n’était pas le seul à vociférer de la sorte. A vomir sa haine. Il y en avait beaucoup comme lui. Regarder les commentaires des journaux en ligne. C’est effrayant.
Ces excès d’information nourrissent la bêtise. Pire, ils nous mettent des oeillères qui empêchent de voir l’autre actualité. A notre frontière un énorme mouvement social fait bouger la société espagnole et rien à la une de nos journaux. « Dormez citoyens » semblent nous dire les journaux français.

C’est certain. Cette semaine médiatique m’a vraiment laissé un sale goût.

Le 8 rue saint bon

Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas mis les pieds dans une galerie. Aller sur Paris après le travail n’était pas ma priorité. L’objectif était plutôt de me précipiter vers la sortie de l’école pour récupérer les mouflets. Le temps est passé. Mes gamins s’assument de plus en plus, cela me laisse le temps de bouger mon corps vers la capitale.

Je n’ai pas hésité une seconde pour aller à ce vernissage :

Le 8 rue Saint-Bon et les presses du réel
sont heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition

P. Nicolas Ledoux
Multiples
Accompagnée d’œuvres de la collection
Ghislain-Mollet Viéville

Vernissage le 29 avril, à partir de 18h
8 rue Saint-Bon, 75004 Paris
Exposition du 29 avril au 14 mai

Ghislain est une des rares personnes du « milieu officiel » qui possède une de mes artisteries dans son appartement. Je voyais ma démarche comme un hommage.

La galerie se situe au bout d’une petite rue, non loin du centre Pompidou. Toujours ponctuel, je suis arrivé à 18 heures piles. Ghislain était là accompagné de P. Nicolas Ledoux. Présentations :

– tu connais Bobig ?
– Pas du tout
– Ha alors j’ai connu bobig en 1999, c’est un artiste atypique…etc…

J’ai un petit sourire gêné. Un artiste contemporain du dimanche est toujours un peu décalé par rapport aux institutions ou aux galeries. Cela se confirme.

La petite salle se remplit peu à peu. je raconte mes faits d’armes à quelques personnes. Pendant quelques instants, je m’isole en feuilletant le livre de P. Nicolas Ledoux. Petite satisfaction de mon ego, je suis cité. Pas un grand article, mais mon nom est imprimé sur le papier. un petit sourire s’affiche sur mon visage encore intimidé. Une femme s’approche de moi. Le regard curieux :

– Vous êtes artiste ?
– heu je ne sais pas

Regard étonné, elle passe vite son chemin. Ma technique pour lancer un dialogue a complétement foiré. J’aperçois Alexandre Gurita dont j’ai croisé le chemin il y a une dizaine d’années. Il me présente à son épouse :

– Tu connais Bobig ?
– Non pas du tout…

Je réalise que seul un petit cercle de personnes connait mes artisteries. Cette situation ne me déplait pas. cela reflète bien ma démarche artistique. Mélange de modestie et de mégalomanie contrôlée.
Deux points positifs à cette soirée, j’ai revu avec plaisir Antoine Moreau et on a programmé une bonne bouffe en Juin. J’ai un nouveau bouquin dédicacé de Ghislain Mollet Viéville. Il m’a recollé ma phrase « l’art c’est n’importe et c’est tant mieux » (voir l’autre livre). Mais le plaisir d’avoir ses traces fluos balaie ce petit manque d’inspiration.

En bonus – La petite vidéo d’Antoine Moreau :

Bouquineries

Bon sang. Grosse crise de boulimie de bouquins.Envie de lire tout.  Au lieu d’écrire une critique, je vais faire la liste de livres prêts à être dévorer.

  • « Ta mère la pute de Gilles rochier : BD qui se situe dans les années 70. Terrain vague. Cité. Sans doute mon expérience personnelel qui m’a poussé à acheter ce livre.
  • « Warhol » d’Arthur C. Danto. j’avais bien apprécié « Après la fin de l’art » (quel beau titre).  je salive d’avance avec ce livre sur Andy. un extrait.
  • « mais comment taire mes commentaires » de François Morellet.  Un livre qui rassemble une série de textes datés de 1949 à 2010. Honte sur moi. Je connaissais son travail assez superficiellement.  il a fallu que je lise son entretien dans  « le monde » pour découvrir un artiste essentiel. mieux vaut tard que jamais.
  • « Processing le code informatique comme outil de création » de Jean Noël Lafargue. Je connais l’auteur via le réseau et son blog. J’espère un jour faire une petite bouffe IRL.  J’espère que son livre sera à l’origine de petites artisteries de qualité.
  • « Fables » de Bill Willingham. j’ai entendu beaucoup de bien sur cette Bd depuis plusieurs mois. Je me lance dans sa lecture ce week end dans mon hamac.

Voilà c’est à peu près tout ce que j’ai sur ma table de chevet. ça fait beaucoup de lectures en perspective. Vous comprendrez le petit ralentissement sur mes différents blogs.

I can’t dance

c’est une sorte de malédiction qui me poursuit depuis l’enfance. Je ne sais pas danser. Le premier souvenir date de l’école primaire. Soirée dansante en classe de neige. Par timidité, je n’ose pas me lancer sur la piste ou inviter une fille de la classe. Sans doute par pitié, une monitrice a accepté de m’initier aux premiers pas de danse. Une échec total. j’ai fait la compilation de tous les clichés du mauvais danseur : balai dans le cul, écrasement des orteils du partenaire.

Après une grande traversée du désert, on se retrouve au début des années 80. Lecteur d’Actuel, je repère une page « comment danser le ska ? « . Dans l’intimité de ma chambre, je reproduis les pas du magazine. Cela restera très confidentiel. Ensuite vient la période hip hop & zulu nation. 1984, mon pote Fred essaie de m’expliquer comment faire le « arm wave » – mission impossible. Je finis par me concentrer sur les graffitis et les tags plus accessibles pour le crayonneux que je suis.

Début des années 90, rencontre de madame Bobig. Lors de nos folles soirées, je me lâche sur le dancefloor, en remuant mes fesses de droite à gauche et inversement. Malgré les quolibets des uns, j’assume ce pas de danse qui me vaudra un gros succès auprès de la communauté homosexuelle.
2011. miss bobig est une fana de la danse. Après un passage au classique, elle a commencé des cours de hip hop. Adieu ma place sur le piédestal quand je l’impressionnais avec mon furieux mouvement de bassin . A 12 ans, on ne prend pas de pincettes pour décrire les pas de danse de son paternel.

« Papa tu devrais arrêter de danser, ça fait vieux gay »

Cruelle jeunesse.

ps : cet article a été inspiré par le morceau de musique en streaming ci dessus : I can’t dance de Jymmy James Thomas.

Détendu du slip

Sans déconner, la vie est belle. Ce week end, j’étais super motivé pour pondre des articles sur ma passionnante vie, j’avais la méga patate pour mettre en ligne une ou deux artisteries bien puissantes mais j’ai fait une grave erreur…

J’ai acheté un hamac… Fini la connexion internet, je me balance délicatement de gauche à droite en fixant le bleu du ciel. Boisson fraiche, un bon livre…le temps s’écoule lentement…je remets à demain écriture et œuvres d’art. Le web est ce qui rend la vie plus intéressante que le web (clin d’œil à Robert Filliou)

Miss bobig, championne Street fighter

Avec Bobig junior, quand on attaque un nouveau jeu, c’est avec du sérieux. on ne plaisante pas. on étudie les différentes tactiques, on piste les sites spécialisés. Bref, hardcore gamer style !!
C’est le cas avec super street fighter 4.

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Recherche de la meilleure combinaison de touches pour lancer une super attaque…Nos parties sont hyper serrées. La tension nerveuse est palpable dans notre salon quand soudain surgit Miss Bobig, 12 ans. On peut la décrire comme une casual gamer. Pas de prise de tête, elle joue à l’arrache pour se faire plaisir. Elle décide de nous affronter, on l’observe d’un œil narquois. Go c’est parti, Choix du personnage : Cammi aussi surnommée « Cuisses d’acier ». Première baston, première victoire pour la gamine. Mon fiston n’apprécie pas

– N’importe quoi…elle tape n’importe comment aucun skill….et elle gagne. je te passe la manette papa…

Deuxième round, Ma fille ! ma propre fille , la chair de mon sang me retourne sans aucune pitié et m’assène des coups d’une violence inouïe.

– Non mais papa…il ne faut pas qu’elle joue, elle fait n’importe quoi.
– Fiston apprends à être fair play, on va progresser et on pourra contrecarrer ses attaques les doigts dans le nez .

Intérieurement je fulmine, miss Bobig me regarde d’un air moqueur. J’ai envie de lui tordre le coup. Elle assure à ce jeu et fait bien ressentir notre faiblesse. On a très vite fait une pause. J’ai surfé comme un fou sur internet pour savoir comment progresser. J’ai trouvé ce petit guide fait par monsieur Lam. Je cite une partie de son texte qui décrit ce que j’ai vécu :

On est noob quand on se fait démonter par un newbie qui tambourine tous les boutons. En général une copine qu’on drague ou un neveu vraiment très jeune.

On ne peut que progresser. A bientôt miss bobig !! Ma vengeance sera terrible….

Sucker Punch

Samedi. il fait super beau dehors. Avec Bobig junior, on décide donc de s’enfermer dans une salle obscure avec un paquet de pop-corn géant. Au programme Sucker Punch.

Le début du synopsis pompé sur wikipédia :

Dans les années 50, une jeune fille dont la mère viens de mourir tue accidentellement sa petite soeur en se défendant contre son beau-père tyrannique qui tente d’abuser d’elles. Arrêtée par la police, elle est enfermée dans un asile psychiatrique et son beau père s’arrange financièrement avec l’infirmier responsable de l’asile, Blue Jones, pour que la jeune fille soit lobotomisée au plus vite pour éviter que les policiers puissent avoir son témoignage (ce qui le compromettrait définitivement et l’empêcherait de toucher l’héritage). Entendant tout du complot, elle se fixe un objectif : s’évader de l’asile.

Afin de supporter le quotidien des cinq jours qu’elle aura à passer dans l’établissement avant son opération par High Roller, la jeune femme s’enferme dans un monde onirique où l’asile devient un cabaret dans lequel les internées sont des danseuses, Blue étant le propriétaire des lieux et Mme Gorski, sa thérapeute, est la chorégraphe.

Bon, je préviens tout de suite les critiques professionnels de la profession. Oui ce film n’est pas un chef d’œuvre. Pour l’apprécier, il suffit de retirer sa carte-mémoire « adulte » et d’insérer celle marquée « adolescence ».
Après cette manipulation, on se laisse emballer par l’imaginaire, la narration et les moultes références aux mangas, au steampunk et autres rigolades.
Je ne dévoilerai pas la fin mais il est rare qu’un film américain se termine sur une note pessimiste. Anecdote : je suis amoureux fou de Carla Gugino, l’interprète de la chorégraphe.

Ma note pour « Sucker Punch » : 6/10

Résoudre les conflits familiaux

16 ans. ce n’est pas un age facile. Les changements d’attitude liés à l’adolescence  peuvent nous conduire vers des situations critiques. Parents !! j’ai la solution. Avec Bobig junior, nous avons trouvé une tactique infaillible pour résoudre nos différents conflits. Une partie de Super Street fighter 4

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Mauvais comportement, notes faiblardes à l’école…Tout se règle dans des combats épiques. Pour lui donner une grande leçon, j’incarne Gen, un assassin professionnel agé de 77 ans.  Vous avez compris le symbole ? un vieux sage donnant une leçon à un jeune fougueux.
Madame Bobig voit d’un mauvais œil ma nouvelle pédagogie. Je suis pourtant persuadé que cela peut fonctionner. En tout cas, grâce à cette méthode, je progresse rapidement pour placer mes coups spéciaux.