Bloguer avec l’iPhone

Parti observer les mouettes au bord de la mer, je décide de vivre une expérience extrême : poster un article via mon iPhone.

Ce n’est pas vraiment concluant. Mes doigts tremblotants et ma vue baissant avec l’âge n’ont pas facilité la chose. L’interface de l’application wordpress n’est pas super ergonomique. J’ai finalement écourté l’expérience. Je posterai a nouveau lundi soir a mon retour.

La méthode Lean

9h30. Délégation du personnel. les organisations syndicales s’installent autour de la table. La direction commence à lire les premières questions. L’atmosphère est tendue. Dans les différents départements, les conditions de travail se sont terriblement dégradés. Un délégué nous fait part de la lettre d’une employée dans laquelle est évoqué un ras le bol et une envie de mettre fin à ses jours.

Le sous directeur ne semble pas vraiment touché par la nouvelle. Je suis mal à l’aise. A ma droite, un homme explique que son service est dans l’impossibilité de travailler correctement à la numérisation des documents car il manque de personnel et d’un scanner réclamé depuis 5 ans. Je me retourne vers lui, croyant à un lapsus

– 5 ans ?
– Oui 5 ans. et il n’y a pas de quoi sourire. l’homme s’adressait au sous directeur.

Ce dernier réagit. Il nous balance un discours convenu et aborde de nouvelles méthodes de travail pour améliorer les conditions de travail. « La méthode Lean sera appliqué avec la concertation des gens du terrain… » Méthode Lean ? Il y a peu de temps je m’étais intéressé à cette démarche en farfouillant wikipédia :

L’école de gestion de la production dite lean (littéralement : « maigre », « sans gras », « dégraissée », parfois traduite par « gestion sans gaspillage »1 ou par « gestion allégée » 2) recherche la performance (en matière de productivité, de qualité, de délais, et enfin de coûts) par l’amélioration continue et l’élimination des gaspillages (muda en japonais), au nombre de sept : production excessive, attentes, transport et manutention inutiles, tâches inutiles, stocks, mouvements inutiles et production défectueuse. L’école de gestion lean trouve ses sources au Japon dans le Toyota Production System (TPS)3. Adaptable à tous les secteurs économiques, le lean est actuellement principalement implanté dans l’industrie (et surtout l’industrie automobile).

Nous sommes un organisme administratif. Appliquer cette méthode me semble suspect. d’autant plus que les conditions de travail sont rarement améliorés. D’une nature timide, je me pousse à prendre la parole :

– Je pense qu’il y a un gros décalage entre la théorie et la réalité du terrain, La méthode Lean a rarement aidé les employés à se sentir mieux. En plus, vous faites appel à un prestataire extérieur pour appliquer cette méthode. ça nous coûte de l’argent.
– On aurait pu acheter un scanner avec, réagit un autre délégué.

Le sous directeur ne répondra rien et passera à une autre question. En sortant de réunion, je repensais à ces entreprises comme France Télécom où les suicides se sont succédés. Contrairement à cette boite, dans mon entreprise, nous n’avons pas un management par la peur, mais par le mépris. C’est différent mais le résultat peut être le même.

Le doigt d’honneur

Il y a une chose qui me déplait dans notre jolie société du spectacle, ce sont les polémiques à deux balles. Henri Emmanuelli a fait un doigt d’honneur à François Fillon durant une séance de l’assemblée nationale. Vrai ou faux. Une chose est certaine, cela ne relève pas le niveau de la politique française.

Cela dit, quand je vois les intervenants de la majorité qui mettent de l’huile sur le feu, j’ai un petit sourire en coin. Premier à dégainer : Benjamin lancar – monsieur finesse politique – qui tweete « La palme de la honte de la République revient à Henri Emmanuelli ». Autre intervenant, Eric Raoult – poids lourd – qui balance : «C’est choquant! Quand on a été au «perchoir» , on ne fait pas un truc comme ça. C’est un truc de gamin dans une cour de récréation.Ce n’est pas un geste comme ça. C’était prémédité. c’était fait pour être filmé. Le PS qui donne des leçons a perdu la boussole. »

Pendant ce temps là, on oublie notre vénérable premier ministre parlant d’un « 2% de croissance désormais assurée pour 2011 et même une prévision de l’OCDE à 2,2% ». A mes yeux, ce foutu fantasme de croissance qu’on nous fait miroiter est plus vulgaire qu’un doigt d’honneur.

La communication Hadopi

Je vous laisse quelques minutes pour apprécier la campagne de communication d’Hadopi. Personnellement, je suis resté bouche bée plusieurs minutes après le visionnage.

L’argument est simple. Le piratage peut tuer la création artistique qu’elle soit musicale ou cinématographique. Sauf que…les œuvres fictives présentées dans les spots de pub sont le comble du navet. On devrait en rire, mais c’est à pleurer. 3,2 millions d’euros ont été dilapidés. Vous avez bien lu..3,2 millions d’euros.
C’est bien simple. Cette communication est tellement mauvaise qu’elle pousse au piratage pour éviter une production musicale merdique en 2022. Dés la fermeture de mon navigateur, je me suis précipité vers les réseaux Peer-to-peer. Merci Hadopi !

A lire l’article sur Ecrans.fr

Les podologues manifestent contre G.Tron

Il y a quelques jours, un syndicat réunissant des femmes de chambre en uniforme ont fait le déplacement pour l’audience de Dominique Strauss-Kahn devant le tribunal de New York elles ont hué l’ancien du directeur du FMI.

Bizarrement, j’ai eu un flash où j’imaginais les pédicures/podologues manifestant leurs colères contre George Tron.

Free Amina Arraf

Il y a deux jours,  j’expliquais l’importance de la liberté d’expression sur internet, quand j’ai appris l’enlèvement par trois hommes armés de la blogueuse « a Gay girl ind Damascus », Amina Arraf, militante de la cause homosexuelle. Depuis, ses proches sont sans nouvelle.

Homosexuelle et contestant  le régime Syrien Baas de Bachar al-Assad, on peut à peine mesurer le courage de cette militante. Pour mémoire, je rappelle que la France avait invité le dictateur Syrien au défilé du 14 Juillet (j’ai un peu honte pas vous ?)

A faire suivre , le lien du groupe facebook ainsi que les news via Twitter avec le hashtag #FreeAmina.

 

Mise à jour du 13 juin : depuis que mes enfants ont la possibilité de surfer sur le réseau, je me tue à les prévenir qu’ul faut se méfier des informations qui transitent via internet. Trier les informations, ne vous précipitez pas comme des crétins..et moi, donneur de leçons, je tombe dans le panneau avec cette « fausse blogueuse syrienne ».  Je pourrai supprimer l’article et faire comme si de rien n’était. je ne le ferai pas. ce canular me sert de leçon.

Pirates des caraïbes 4

Mon livre de chevet étant « l’ile au trésor » écrit par Robert Louis Stevenson. Vous comprenez bien que je me suis tapé les trois épisodes de Jack Sparrow. C’est donc d’humeur guillerette que j’ai accompagné mes gosses pour voir la quatrième aventure du fameux pirate. Première déconvenue, la séance est en 3D. Je déteste. Je pense que mon cerveau n’est pas conçu pour subir ces effets à la con. Malgré tout, je fais l’effort de chausser mes lunettes.

L’histoire : Jack Sparrow est embarqué de force sur le bateau de Barbe noire à la recherche de la fontaine de jouvence. Comme vous le constatez l’intrigue simplifiée au maximum tient sur un post-it. Malgré cela, le réalisateur a réussi à nous infliger des longueurs de dialogues et de cabotinages lourdingues (Johnny…tu en fais trop). L’histoire est longue. trop longue. Niveau acteurs, seul Geoffrey Rush s’en sort. Il incarne parfaitement le cliché du pirate.
La 3D n’apporte rien au film. Pire, les lunettes ont accéléré mon endormissement. Pour résumer, j’ai vu jack Sparrow, prisonnier du bateau pirate..grand trou noir…je me réveillé par l’attaque des sirènes. Le cri strident de ces naïades m’a fait sursauter.
La palme du ridicule est gagné haut la main par l’histoire d’amour entre un jeune homme d’église et une sirène. Pourtant de nature fleur bleue, je n’ai pas du tout accroché. pire j’ai eu une crise de fou rire avec miss bobig à cause d’un dialogue qui donne à peu prés ceci :

Barbe noire : Torturez cette créature !!
Jeune prêtre : Un peu de respect..elle a un nom !
Barbe noire : ha oui et quel est son nom ?
Là le beau gosse hésite (on devine qu’il ne connait pas son nom et va l’inventer de toutes pièces) : elle a un nom !elle s’appelle SIRENA !!

Avec miss Bobig, on a failli recracher tous nos pop corns et renverser nos boissons gazeuses sur toute la rangée de spectateurs. Bravo aux dialoguistes.

Ma note pour « pirates des caraïbes 4 » : 3/10 pour le fameux dialogue

Je suis un enfant d’Actuel

Mercredi dernier, Vincennes, dans les rayons de la librairie « Mille Pages », je découvre le bouquin « Actuel – les belles histoires ». En tournant les pages, j’ai réalisé rapidement l’influence de ce magazine sur ma petite personne.

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1979. A l’age où les enfants dévorait Spirou ou Pilote, je plongeais dans l’univers d’Actuel. J’avais 11 ans, avec le recul, cette découverte était un peu prématurée (un petit coucou à mon père qui m’a laissé cette lecture à portée de main). Je repense à l’article sur la mouche à yeux rouges dévoreuse d’hommes. La page était titré « la mouche sanglante » avec en illustration le visage dévoré d’un homme. De jolis souvenirs de cauchemars.

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Un fois assumé ces news un peu trash, en lisant « Actuel », j’ai vite réalisé que la culture ne tournait pas autour de Danièle Gilbert, les jours heureux ou Dimanche martin. Une grand porte sur le monde s’est ouverte…Afrique, Amazonie, États Unis…j’en ai pris plein les mirettes. Musicalement mes oreilles se sont décrassées…Découverte du funk, du Ska, du Punk , rap..Une image reste gravée sur mon petit cerveau. La couverture du numéro deux avec Nina Hagen.

Bizos-Hagen

A 11 ans, voir l’attitude excessive de Nina Hagen est une expérience troublante. La découverte de la culture underground en marge de la société est une étape pour moi. A partir de cette date, j’étais à l’affût de toutes les nouveautés technologiques, ludiques ou musicales. Donjons & dragons, le minitel, les drogues hallucinogènes, les multiples facettes de la sexualité…j’ai tout dévoré . Artistiquement, j’ai suivi les basquiat, keith haring, les graffeurs, Cheri Samba…tout ce gloubi boulga d’images était passionnant à décrypter et me donnait l’envie de créer, d’être un artiste.

« Actuel » était espace ouvert où tout me semblait extraordinaire. Bien sûr, il y a eu des dérapages et des excès, mais grâce à ce magazine j’ai aiguisé ma curiosité comme une pierre précieuse et je l’applique maintenant avec internet. Je trie le flux d’informations et je suis toujours aussi curieux, comme je sélectionnais les articles du magazine. Je ne suis pas un enfant de la télé mais je suis un enfant d’Actuel.

Tout commence le 24 mai

Tout commence le 24 et 35 mai, quand je découvre les différents comptes rendus de L’E-G8 à Paris. Cette manifestation est le grand rendez-vous organisé par la France réunissant tous les entrepreneurs du web mondial. Objectif : réfléchir aux principaux enjeux d’internet dans le futur, deux jours avant le sommet des grandes puissances économiques, le G8.

Plusieurs sujets vont y être abordés : la régulation, la lutte contre la cybercriminalité, la neutralité du net, les droits d’auteur, la gouvernance des noms de domaine, la protection de la vie privée, la fracture numérique, le cloud computing ou encore l’impact d’internet et des nouvelles technologies sur la croissance…

En lisant le discours de Nicolas Sarkozy, j’ai donc réalisé que l’on courait un grand danger. Internet et sa liberté va subir dans les mois à venir des attaques violentes. En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Et bien souvent ce sont des idées à la con : La loi Hadopi, LOPPSI . L’e-G8 est un avant-goût de ce que l’on va subir dans cette future période électorale. Une mascarade, un joli vernis avec des entrepreneurs qui pensent profit et non partage et créativité.

Une phrase à retenir du discours de notre cher président. Elle décrit parfaitement ce qui se profile à l’horizon pour notre cher réseau :

Personne ne peut ni ne doit oublier que ces gouvernement sont dans nos démocraties, les seuls représentants légitimes de la volonté générale. L’oublier, c’est prendre le risque du chaos démocratique donc de l’anarchie. L’oublier, c’est confondre le populisme avec la démocratie d’opinion.

Actif sur internet depuis 1996, j’ai toujours été un farouche défenseur de la neutralité du réseau. Le dire c’est bien, l’écrire c’est mieux. Ces dernières semaines, j’ai la sensation d’avoir laissé de côté ma liberté d’expression sur le net. J’ai la fâcheuse tendance à râler au fin fond de mon canapé et je m’exprime rarement sur le web hormis l’exposition des mes artisteries. Bien sûr, de temps en temps, je balançe un petit coup de gueule, mais ce n’est pas assez. Je veux courir le risque du chaos démocratique en m’exprimant sans réserve sur le réseau. Je ne suis pas journaliste, je n’ai pas de connaissances politiques mais j’ai une envie : exprimer librement mes idées et comme dit Montaigne :

Je donne mon avis non comme bon mais comme mien.

Et vous ? qu’attendez vous pour vous exprimer ?

Hypocondrie

Aujourd’hui, j’ai frôlé l’hypocondrie à cause de mes collègues. Je m’explique. Depuis ce matin, douleur lancinante le long de ma jambe droite. je regarde la gambette, des petites veines zébraient mon tibia. pas joli mais je ne m’inquiète pas. J’aborde le sujet avec une collègue :

– Fais chier j’ai mal à la jambe..
– montre…ha vi c’est pas joli. ça chauffe quand tu touches ta jambe ?
– heu je ne sais pas , oui un peu..
– halalaaaaaa fais gaffe c’est peut être grave. tu peux avoir une phlébite..

D’habitude avec un mot pareil, je sors une vanne foireuse niveau Jean Marie Bigard mais là j’ai fait une petite mine déconfite, m’imaginant avec une jambe en moins.

Je téléphone à madame Bobig qui prend aussitôt rendez vous avec le médecin. L’aprés midi se déroule tranquillement. je conjure mon angoisse en trainant la patte dans les couloirs. Je plaisante sur une possible maladie incurable. ça me fait du bien. coup de téléphone de madame Bobig.

– Allo bon je viens d’avoir des nouvelles de Sophie. ca ne va pas bien du tout. on lui retire des morceaux d’intestin. cette putain de maladie la ronge. c’est vraiment galère. allo ? t’es encore là ? je ne t’entends plus.

Je n’écoute plus. Je suis transparent. Egoistement, je ne pense pas à Sophie mais à ma jambe que les médecins vont me retirer…

– ha merde je n’aurai pas du te dire ça avant ta visite du docteur…
– non ça va…ne t’inquiète pas.

Je rentre à la maison, je croise miss bobig.

– tu ne t’inquiètes pas. je vais chez le médecin ce soir…
– pourquoi ?
– j’ai un peu mal à la jambe…
– tu vas mourir ?

j’esquisse un sourire mais je pars chez le docteur avec une petite boule au ventre. Je vous épargne les détails de ma visite. mais le docteur s’est bien foutu de ma gueule. Mon manque de sport l’a beaucoup amusé. Il n’a détecté aucun soucis circulatoire ou autre. juste une petite sciatique de rien du tout. des anti-inflammatoires et on en parle plus.

Un conseil : quand vous avez un pet de travers, ne jamais interroger vos proches ou votre famille.