De la drogue chez les publicitaires

Depuis quelques jours, je subis une publicité zarbi. Je pèse mes mots en utilisant le verbe « subir » car ce film est un supplice. Regardez vous même.

J’ose à peine imaginer les séances de brainstorming pour pondre une telle bouse. Le créatif qui a du baratiner sur l’idée de liberté avec un bébé laid ( il ressemble vaguement à une poupée bratz) sur un cheval…L’image est moche et utiliser un mouflet pour symboliser le plaisir de conduire est à chier.
Je serai l’esclave sexuel de la personne qui va créer un adblock pour éviter la publicité à la télévision.

Google reader ferme ses portes

Depuis mes débuts sur le web (1996), j’ai toujours remarqué cette satanée manie des compagnies de centraliser leurs applications (ce qui est totalement contraire à la philosophie d’internet). Dernier exemple en date avec google qui ferme son lecteur de flux RSS : Google reader.

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Des milliers d’utilisateurs se retrouvent comme des quiches sans pouvoir lire leurs différents abonnements à des sites, blogs ou autres. Le côté positif est que la communauté du réseau trouve tout de suite une solution à l’abandon d’un service.

La leçon à retenir est simple. Fuck Google et autres. Que cela soit dans le surf, les applications web, il faut toujours trouver des solutions alternatives et libres. il y a encore quelques années, je l’avoue je piratais des logiciels officiels pour pouvoir pondre des artisteries. De nos jours, c’est totalement inutile, de nombreuses ressources gratuites vous permettent de faire un nombre de choses incalculables. Il faut juste faire l’effort de chercher.

ps : Je dis « fuck google ou facebook » et j’ai des icones sur ma colonne latérale. j’utilise ces réseaux sans être dupe et j’accorde une plus grande importance à mes blogs qu’à ces applications externes.

Clash or not clash

Ce matin, je lis ce tweet qui me donne l’eau à la bouche…

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Deux personnes qui se disputent !! Mon coeur bat la chamade. Curiosité malsaine…je clique sur le lien et je visionne :

Grosse déception. Deux journalistes discutent calmement de leurs conceptions différentes de l’interview. L’un se refusant d’inviter des invités à la réputation sulfureuse, l’autre n’hésitant pas à leur donner la parole. Ma question est simple. Quelle est la définition du mot « clash » pour RUE 89? Je copie-colle la définition trouvé sur wikipédia :

Un clash désigne familièrement un affrontement verbal (dispute) ou physique (bagarre) entre deux ou plusieurs personnes.

On retrouve souvent ce mot sur internet, il génère du buzz car on s’attend à une ambiance à la « Droit de réponse ». C’est d’ailleurs le fond de commerce de certaines émissions qui essaient vainement de lancer des débats mais se résument le plus souvent à un piège a cons.

Cette petite manipulation de com’ de RUE89 remet en question mes pratiques internet : quelle idée conne d’avoir cliquer sur ce lien. promis je ne céderai plus à cette tentation.

Daniel Darc

Il fallait attendre quelques semaines après la mort de Daniel Darc pour que je puisse en parler à mon tour. De nombreux articles à travers le web français rendent lui hommage et les spécialistes musicos se masturbent les tympans sur les derniers disques.

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Pourtant, c’est le Daniel Darc des années 80 qui m’a le plus marqué. Sans doute parce qu’il était faisait partie de mon adolescence. On est en plein dans les années Actuel et je découvre les frasques d’un écorché vif avec le groupe Taxi girl.
A l’époque, j’étais fasciné par ceux qui me semblaient à la marge. Je voulais me teindre les cheveux comme Alain Maneval présentateur de l’émission Mégahertz (un triangle bleu au dessus de la nuque). Découvrir à 12-13 ans, qu’un chanteur pouvait se trancher les veines sur scène pour faire réagir son public ouvre de grandes perspectives. Bref, je découvrais l’esprit rock’n roll tout simplement. Cela m’a ouvert les portes d’une certaine littérature et de certains artistes – de William Burroughs à Lydia Lunch.
Après la mort de Daniel Darc, j’ai découvert cette entretien de l’artiste avec Thierry Ardisson. A l’époque, il a 44 ans, mon age. Bêtement, j’ai chialé à la fin de l’interview. J’ai perdu un morceau de ma jeunesse.

L’épreuve des tracts

Il n’est pas facile tous les jours d’être un militant syndical. Pire, être militant à la CFDT. Comme je l’expliquais dans un précédent article, la CFDT a l’amusante réputation de baisser son froc devant le patronat. Ce n’est pas grave, il faut faire avec, j’ai fait un choix et je l’assume.

Au boulot, nous traversons la merveilleuse période des élections. Certains me diront : « Elections = piéges à cons », je ne suis pas en désaccord mais il faut bien faire avancer les choses si on ne veut pas se faire bouffer tout cru. C’est une période qui m’emmerde car au lieu de se concentrer pour défendre les salariés, les syndicats montrent l’image détestable de la politique. Chacun se tire la bourre pour avoir de bons résultats.
Grand naïf, je découvre les basses manoeuvres, les textes assassins et les discussions de couloir mais rien ne m’avait préparé à la distribution des tracts. Le 19 mars prochain ont lieu les élections pour le conseil d’administration. Je suis sur les listes électorales, il est quand même important de me faire connaitre. Les jours précédents, je cogitais à ce que j’allais pouvoir dire en rentrant dans les salles. L’idée est simple, j’allais parler de la stupidité fonctionnelle. C’est parti mon kiki…

Je suis accueilli par plusieurs types d’ambiance :

La salle vide :

Arrivé trop tôt, l’open-space est désert.  J’erre entre les bureaux, déposant mes papiers revendicatifs sur les postes de travail.

L’ignorance :

Identique à la salle vide mais avec des gens dedans. Je lâche un bonjour,  on me regarde à peine. Je pose mes tracts, certains me disent merci, d’autres me répondent à peine. Trop timide et encore peu formé, je n’ose pas faire une prise de parole. Je fuis en balançant un « Bonne journée à tous ». aucune réponse. Glauquissime.

La salle des dépressifs : 

Pas facile à gérer. On rentre, on explique le tract distribué puis c’est le bureau des pleurs. Chacun se plaint, parle de ses problèmes personnels sans rapport avec le travail.  on passe un peu de temps à écouter, à expliquer mais personne n’écoute. Une plainte qui semble nous poursuivre même quand on est sorti de la salle.

les placardisés : 

Souvent seul dans un bureau mal placé, peu éclairé. Ils sont contents de croiser une personne. Effrayant.

 les patrons : 

Il faut bien leur faire savoir qu’ils ont des élections. Je décerne la palme d’or à mon sous-directeur qui m’a accueilli avec une petite blague très légère   » hahaha la CFDT ils n’ont pas beaucoup de matière grise » . Je pense que cela va être un plaisir d’aboutir à des accords avec ce genre de gusse.

Les adversaires :

La jolie salle à majorité CGT. Amis de la discussion cordiale, bienvenue. ça me tire dans les pattes,  me coupe la parole agressivement, m’insulte en me désignant comme un vendu. Que du plaisir.

La salle des copains : 

Aucun soucis avec mes collègues. A part quelques vannes anti-syndicat pour me titiller sur mon engagement.

Au bout de plusieurs étages parcourus, il n’est pas facile d’avoir les idées claires. On finit par bafouiller, se perdre dans des couloirs. On revient de la distribution épuisé mais satisfait de la mission accomplie.  C’est d’ailleurs après ce type d’épreuve que l’on réalise la force des militants de tous partis qui essaient de partager leurs idées. J’avoue être admiratif d’un tel engagement surtout dans une période qui pousse  de plus plus à l’individualisme. Je tire mon chapeau à tous les militants de France et de Navarre. bravo les gens !!

 

La PS4

Comme tout bon geek qui se respecte, dés mon lever, j’ai surfé sur les sites spécialisés pour découvrir la nouvelle console de Sony.

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A part des annonces pour forcer le buzz, j’ai du mal à voir le plus de la console par rapport à un PC. Aucune image de la bête, mais je suis rassuré par la manette, j’ai eu peur d’un trop gros changement. A part cela, la présentation de Sony laisse un goût d’inachevé…ils ont voulu tirer plus vite que leur ombre.
Il manque maintenant la présentation de la Xbox 720 pour faire un choix pour la fin d’année.

Me, myself and linux

Adepte d’un art libre, j’ai toujours été tenté par les systèmes d’exploitation open source. Mon premier contact avec linux date de 1999 avec Corel linux, la première distribution destinée aux débutants. L’expérience a été de courte durée. Je ne trouvais pas de logiciels pour m’aider à pondre des artisteries. Je ne pouvais que faire de la bureautique. Frustrant !

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Ensuite pendant une dizaine d’années, je suis passé de windows à apple, puis à windows. De temps en temps, je testais à nouveau linux mais le multiboot me gonflait. je n’avais pas envie de perdre de temps..jusqu’à samedi dernier.

J’ai consacré un ancien ordinateur à linux. Installation facile (j’ai pris ubuntu), je suis estomaqué par les progrès, pire je pense que j’ai perdu un temps fou à rester sur windows ou OS. Les nombreux logiciels à disposition vont me permettre de créer des artisteries libres de A à Z. Seul bémol qui me fera garder un ordinateur sous windows : les jeux. Malgré la présence de la plateforme Steam, l’offre de jeux est encore trop faible.

Désormais avec cet ordinateur libre, je vais tester les possibilités de création. j’en reparlerai ici.

ps: cet article a été pondu entièrement sous ubuntu.

Sécurité nationale d’internet

Jolie surprise lundi matin au boulot. Après ouverture de mon poste de travail, je lis un magnifique mail de ma direction m’expliquant qu’à partir du 1er février, elle mettait en place une nouvelle politique de sécurité d’internet. Bilan : j’ai accès à Google puis plus rien. Sites d’information = interdit – Sites d’astuces bureautiques = interdit. Une étrange impression de foutage de gueule. Quel intérêt de nous proposer internet si l’accès est totalement bloqué. J’ai eu la bizarre sensation de vivre dans une dictature aidé par une entreprise française…J’ai tenté de taper l’adresse de mon site. Blocage again : je suis classé dans « Arts et Divertissements ».

La censure est  totale sauf que…

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…Contrairement à ce que peuvent penser nos chefs bien aimés, je surfe très peu sur mon poste de travail car j’ai accès à tout ce que je veux sur mon mobile. bande de nigauds !!

Messagerie vocale

J’ai souvent des retours positifs sur ma messagerie vocale. mes rares interlocuteurs tombent souvent sur mon répondeur personnalisé. La voix d’un vieux latino sur le retour…

Répondant peu souvent au téléphone, ce message fait son petit effet. Dernier exemple en date, avec l’appel du collège de Miss Bobig. Les infirmières ont téléphoné trois fois de suite pour entendre mon répondeur. Et j’entendais leurs petits rires dans leur message laissé par inadvertance après le bip.

Chateaubriand avait raison

Je préviens mes rares lecteurs. je ne suis pas un donneur de leçon, je respecte le parcours de chacun. J’ai uniquement des petits chocs avec des personnages publics dont je suis le parcours depuis l’adolescence. Le dernier exemple en date : Joey Starr. De nombreux morceaux du suprême NTM ont accompagné ma jeunesse depuis la fin des années 80. J’appréciais leurs propos contestataires, leurs prises de position sans concession. Joey Starr balançait ce genre de propos :

L’anarchie ne m’intéresse pas du tout, et pourtant je reste un électron libre. Je n’aime pas les règles, mais je suis obligé de faire avec

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De l’eau est passée sous les ponts, nous sommes en 2013 et…je vois Joey Starr aux grosses têtes…

Alors ce ne sont pas les grosses têtes de la grande époque (remember Jean Yanne…), c’est la version actuelle un peu beauf sur les bords…vous imaginez le parcours de l’électron libre. Il finit en 2013 interrogé par Vincent Perrot et dragué par Chantal Ladesou. Limite on va le voir dans une famille en or ou au juste prix avec Lagaf.
Le soir même de la diffusion de cette émission, je me suis enfilé plusieurs rasades de whisky avec cette phrase de Chateaubriand : « La vieillesse est un naufrage. »