Toujours se méfier des barjots

Je n’avais pas trop accroché les happenings du groupe Jalons dont faisait partie Frigide Barjot. Bêtement, je les trouvais un peu bourges de droite qui font les guignolos.  Plus tard, quand j’ai appris qu’un des dirigeants rédigeait les discours de Charles Pasqua, cela a confirmé mon opinion.
Quand on voit Frigide Barjot, on ne retient que le côté léger, la gouaille parisienne mais quand on gratte un peu plus, on réalise qu’on est plus du côté du club de l’horloge (truc qui sent un peu mauvais l’extrême droite) que de Tata Yoyo.

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Je ne vais pas tourner autour du pot. Je n’aime pas Frigide Barjot. Elle représente tout ce que je déteste. Une intolérance bien cachée sous une couche de provocation bon enfant.
Pendant quelques jours, je me suis amusé à suivre son activité sur internet.

Elle possède un blog dans lequel elle (ou un autre) poste des vidéos ou des liens de ces récentes actions.
La rubrique « Bio » donne l’impression qu’elle a débuté sa carrière en 2000 voir 2010. Longtemps, elle a suivi les traces de son mari Basile de Koch qui a du lui ouvrir les portes de certaines émissions Radio jusqu’à la découverte de la foi catholique. Du pain béni pour passer à la télévision.
On réalise vite fait et bien fait qu’elle fonctionne aux coups médiatiques éphémères pour avoir les projecteurs sur elle. 2009, elle lance un site « Benoit j’ai confiance en toi » qui est très vite laissé à l’abandon. Idem avec la page Facebook du même nom qui a aussi disparu. Un peu léger comme action.

Ensuite je me suis attaqué aux articles et aux commentaires de son site en me remémorant bien la phrase de Frigide « Les catholiques intégristes de toute façon ne font pas partie de mon camp ». Très bien Frigide ! on va vérifier si tes abonnés à votre blog sont tolérants. Bêtement je tombe sur ces liens :

Comité Valmy (qui semble un peu louche non ?)
– un site inactif mais au titre accrocheur « Alain Soral danger ».
(alain soral c’est lui)
Le site Pro-dei (un peu obsédé par la seconde guerre mondiale)

Ok ce sont des petits détails. On ne peut pas filtrer tous les commentaires (sauf les miens qui sont censurés). J’ai ensuite regardé du côté de Twitter. Ho le joli lien

Informons nous un peu sur l’équipe de rédaction d’itinerarium.

Vincent Hoch – un gentil garçon qui prône la tolérance et l’amour de son prochain. Son blog est un véritable message pour la paix.
– Maxime Roffay qui fréquente Risposte catholique qui regroupe de mecs sympas ouverts vers les autres.

La liste est longue. On constatera donc que Frigide Barjot n’est très vigilante sur ses fréquentations et que les catholiques intégristes font partie de son camp. elle partage leurs liens. Le bilan de cette visite sur le web est clair. Frigide Barjot est une petite rigolote mais elle a une opinion bien ancré à droite (voir très à droite). Hélas de nombreux neuneus vont tomber dans son panneau. Personnellement, je pense que le combat de cette femme est uniquement du à son ego. Elle a piqué le créneau réac’ de Christine Boutin en le modernisant. Mais l’ensemble pue toujours autant et tend vers une couleur brune désagréable à l’œil.
Pour le débat, je ne rentrerai pas trop dans le détail. Dans 90 % des cas, les propos de Frigide Barjot sont incompréhensibles voir contradictoires. De mon point de vue, le mariage pour tous est nécessaire car il est une évolution logique de notre société. Quand on aborde l’éducation des enfants, j’aime bien me référer à cet entretien de Marcel Rufo.

On ne peut pas dire que la famille de 2012 est la famille de 1950. Cela n’a plus rien à voir. En 1960, il y avait des études sur les enfants de divorcés où l’on disait qu’ils avaient plus de troubles que les autres. Maintenant qu’un couple sur deux dans les grandes villes se sépare, qui le dirait ?

qui le dirait ? mais frigide barjot et les réacs catholiques bien sûr.

PS : Bien entendu il y doit y avoir d’autres petits liens qui puent. Si vous en trouvez, je suis preneur.

Résolutions 2013

Confortablement installé dans mon canapé, je déguste un whisky en me remémorant les résolutions du passé…201020112012…Est-il utile de faire une liste alors que je ne tiens aucun de mes engagements ?

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Oui car c’est toujours marrant de voir que je tourne toujours autour des mêmes sujets :

  1. Profiter de la vie avec gourmandise sans me prendre la tête.
  2. Continuer à pondre des artisteries.
  3. Continuer à bloguer régulièrement et à m’amuser sur le réseau.
  4. Finir ma toile de 130 X 130 cm. (c’est la honte elle traine depuis un an dans ma chambre, je l’attaque aujourd’hui)
  5. Faire du dessin et collage.
  6. Imprimer des images sur toiles et les donner gratuitement.
  7. Visiter expositions et galeries.
  8. M’initier à la 3D
  9. Installer Linux et explorer sérieusement ce système.
  10. Jouer à nouveau aux FPS sur ordi (avec achat d’une grosse bécane)
  11. M’amuser sur la console PS3.
  12. Clôturer mon compte « world of warcraft » (fais chier j’ai recraqué avec Mists of Pandaria)
  13. Perdre du poids.
  14. Essayer de reprendre le jogging ou faire de la natation.
  15. déguster de nombreux whisky.
  16. …etc..

Comme les années précédentes, j’en profite pour vous souhaiter une bonne année pour vous et vos proches. Have fun ! N’oublions pas que la vie c’est n’importe quoi et c’est tant mieux.

Le top 2012

Voici ma petite sélection de mes articles préférés de l’année – Mon top 2012 – Classement totalement subjectif.

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Janvier : L’art à tout prix
Fevrier : Duchamp par çi Duchamp par là
Mars 2012 : L’esprit du Rock
Avril 2012 : Les lyrics de Booba
Mai 2012 : Racisme ordinaire
Juin 2012 : La fête de l’enfer
Juillet 2012 : La coiffeuse remplaçante
Aout 2012 : Gilles Deleuze à Djerba
Septembre 2012 : En direct de Charlie Hebdo
Octobre 2012 : Mon quartier La boissère
Novembre 2012 : Bobig goes to la FIAC
Décembre 2012 : Good old times

Archives des tops of Bobig :

Best of 2011.

Best of 2010.

good old times

Fiévreux, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil. Il est deux heures du matin. Je descends silencieusement vers mon salon, j’allume la télévision et je tombe sur un film érotique de 1974 « Célestine, bonne à tout faire »

Le pitch est le suivant : « Obligée de fuir de sa maison close à cause d’une descente de police, une jeune pensionnaire, Célestine, se retrouve à errer presque nue dans la campagne. Arrivée devant les grilles d’un château, elle pénètre dans la propriété. Elle est recueillie par Sébastien, le jardinier, qui va lui offrir une douce nuit dans la grange. Au matin, c’est au tour de Malou, le valet, de faire la connaissance de Célestine. Bientôt, toute la famille du Comte de la Bringuette ne pourra plus de passer de Célestine, devenue « Bonne à tout faire », et qui va faire du vieux château un véritable temple de l’amour. »

Je me suis laissé surprendre à suivre ce petit film de fesses qui prenait son temps entre deux scènes coquines. Les acteurs sont mauvais mais l’ensemble kitsch est une vrai bonheur. Les comédiens ont du bien se marrer pendant le tournage.
Ça me fait prendre conscience que de nos jours la pornographie n’a plus rien de drôle. On a sombré dans le porno zapping où on atteint l’ejac’ faciale cradoque en 5 minutes. Plus de jolies touffes mais des sexes glabres. Plus de coquineries mais du gonzo trash à vomir. Pire, je trouve que la pornographie actuelle montre la régression de la cause féminine. La femme n’est plus un simple objet de désir mais de torture en tous genres. On la plie, on l’étire, on la pénètre violemment…Bien sûr toute la production porno n’est pas trash mais quand on surfe sur les sites, on finit plutôt par avoir une mine de dégoût que de plaisir. Quand je pense aux gamins qui voient ces films, j’ai un peu peur de leurs visions de la sexualité.

Au final, je suis une fois de plus en mode vieux con en pensant au bon vieux temps de la pornographie. Ce petit film a été aussi l’occasion de re-découvrir l’actrice Lina Romay qui était un joli brin de fille.

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Vive la politique

Cela fait quelques semaines que je donne peu mon avis sur la politique. Je le dis pourtant régulièrement à mes enfants. Il faut s’intéresser à ce domaine. Les personnes à qui on donne notre voix prennent de grosses responsabilités. Ils sont en charge du bien être du citoyen, du développement de la société…sauf que..depuis deux semaines on a deux guignolos qui bousillent mes arguments. Quand je pense que le mouvement politique de ces deux gusses était à la tête de l’état pendant plus de dix ans et qu’ils ne sont même pas capable de gérer une élection interne.

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Je tiens donc à féliciter François et Jean François de favoriser la naissance de deux graines d’anarchistes (mes enfants) qui pissent au cul des politiciens de tous bords.

Un look de vieux

cela a le mérite d’être franc. Une jeune collègue me regarde un matin et tente le dialogue :

– Bobig tu ne seras pas vexé ?
– non dis moi…
– niveau look tu fais un peu papi non ?

Je porte un jeans, Dr martens, blouson cuir. Bizarre, j’ai conscience d’avoir dépassé la quarantaine mais je ne soupçonnais pas que j’avais un look de vieux. Je tente une répartie à deux balles , une petite vanne pour oublier mon embarras.

– tu te moques de moi mais avec ton sous pull, tu me fais penser à desireless.
– mort de rire, tu as aussi des références de petit vieux.

ma vie est parfois un cauchemar.

Trois semaines à rien faire

De nombreux lecteurs m’ont demandé la raison de l’inactivité sur mes différents blogs. La réponse est toute simple : je glande. Je ne fais rien. je bulle.

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Une période très agréable mais il faut que j’y mette fin. Des collectionneurs passionnés par mes artisteries (si ! si ! ça existe) n’ont pas reçu leurs oeuvres. Pire, madame Bobig commence à sincèrement s’impatienter de l’absence d’une grande toile dans son salon. Je vais donc relancer tout doucement la machine à créations (mon cerveau) et pondre à nouveau des bêtises. Je ne me force pas trop, j’en ressens surtout le besoin.

Bobig goes to la FIAC

Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas traîné mes guêtres dans les couloirs de la FIAC.  Pour ceux qui l’ignorent, il s’agit de la foire internationale de l’art contemporain qui se déroule chaque mois d’Octobre à Paris.

Pendant plusieurs jours, cette exposition artistique et commerciale devient le lieu de rencontre internationale entre galeristes, collectionneurs, conservateurs, directeurs de musées et personnalités du monde de l’art contemporain international. (source wikipedia)

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Malgré le temps pluvieux décourageant, je me booste pour prendre le RER-métro. Dés l’entrée, je commence à ressentir un vague chagrin. 35 euros pour accéder aux dernières tendances de l’art contemporain. l’équivalent de trois séances de cinéma ou d’un bon jeu d’occasion sur console. J’espère que le spectacle de l’art vaut ce prix.

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Les vigiles fouillent mon sac. Je pénètre dans le grand palais. L’endroit est impressionnant, c’est un joli écrin pour les œuvres exposées. Je me balade dans les différents stands. Mon regard est surtout happé par les travaux minimaux avec peu de fioritures. mon goût personnel. Très vite, je me rends compte qu’il s’agit de marché de l’art. Les personnes discutant avec les galeristes sont habillés avec de grandes marques. Bref, plutôt que l’art contemporain c’est la foire à la défiscalisation.
Contrairement à mes précédentes visites, je n’ai pas eu le syndrome de l’éponge. Je m’explique. Avant quand je me baladais dans un tel lieu, je revenais chez moi avec l’envie de faire comme les autres. J’étais l’artiste le plus influençable de la planète. j’absorbais toutes les tendances et je recrachais un vague gloubi-boulga. Le contraire s’est produit cette année. Je vis tellement avec mes artisteries que j’avoue avoir du mal à me laisser envahir par celles des autres artistes. tant mieux.

Anecdote : Une œuvre composée de coquilles d’oeuf vides par un(e) artiste dont je n’ai pas retenu le nom. Un visiteur écrase malencontreusement plusieurs coquilles. Quelques minutes se passent et une femmme apporte les oeufs de remplacement délicatement protégés dans du papier bulle. cela donnait l’impression qu’elle manipulait une relique précieuse. L’aspect sacré du marche de l’art m’a sauté aux yeux. C’est une véritable religion.
Cela m’a confirmé dans mon attitude. Je n’aurai jamais pu être un artiste « professionnel ». Tenir le coup dans une telle atmosphère avec un tel manque d’humour m’est impossible.

Peintures, sculptures, vidéos…j’ai longtemps fureté dans les différentes galeries présentes. Il manquait un truc. Du cul ! A part les George Bush de Paul Mc carthy se tapant un cochon, la foire manquait cruellement de sexe ! Étrange époque qui ne provoque qu’avec du ready-made essouflé.

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2 heures de visite. Il est temps de rentrer. Je me dirige vers la sortie. Les vigiles me stoppent dans mon élan. « Bonjour ouvrez votre sac s’il vous plait ! »

– ha bon on fouille aussi les sacs à la sortie ?
– oui c’est comme ça monsieur…on peut voler des choses à l’intérieur.

J’ai la confirmation que ce n’est pas la foire mais le supermarché international de l’art contemporain. Tant pis.

Le racisme anti-blanc

Une question m’interpelle quand je vois Jean François Copé évoquer à la télévision ou dans les journaux  le racisme anti-blanc.  Comment peut il découvrir cette facette du racisme alors que cela existe depuis la nuit des temps.  Dans son esprit, il y avait sans doute un racisme à sens unique. Contre les noirs et les arabes.

Le plus grave avec cette idée,  hormis la recherche maladroite des voix de Front national,  c’est que l’on réalise que pour Jean François Copé, il n’est pas normal que le blanc subisse les mêmes humiliations que les noirs ou blancs. Comme si  « la supériorité des blancs » les épargnaient. Hélas non , Jean François, les bons petits français bien blancs et propres sur eux ne sont pas épargné par la connerie humaine. Car en fait, il ne s’agit pas de racisme  mais de connerie.

Cette connerie peut être parfois surprenante. Jean François, vous l’ignorez peut être  mais il existe du racisme entre  noirs. Dingue non ? la connerie humaine n’a pas de couleurs.

Alors, au lieu de se lancer dans des théories fumeuses comme le racisme anti-blanc, et si Jean François Copé nous donnait ses solutions contre la crise.