Storage memory

Bordel de merde ! que je suis déçu. Christian Boltanski propose une oeuvre video sur internet : Storage Memory. Pendant un an, les internautes reçoivent dix vidéos de l’artiste par mois, conçues autour des thématiques de la vie quotidienne et de la mémoire.

On devine que l’artiste ne connait rien à internet. L’idée est sympa mais pas gratuite. Je cite l’artiste :

Je désire toucher le plus de gens possible, et pour cela, j’ai désiré que l’abonnement soit le plus bas possible.

Pour dix films, un abonnement de dix euros par mois ! Christian ! si tu veux toucher le plus de monde possible et permettre à chacun de posséder une de tes oeuvres, Fais le gratuitement bon sang ! tu dois bien gagner ta vie avec ton art qui est reconnu internationalement. C’est quoi cette idée d’abonnement payant ! que je suis déçu par cette démarche.
Pire. À l’heure du partage sur le web, Christian Boltanski se sent obligé de justifier ses œuvres avec un certificat de propriété électronique. Décidément les artistes sont prêts à tout pour donner de la valeur à l’immatériel. C’est triste.

Les statistiques

Réunion de service. La directrice nous présente le bilan de l’année 2011 et les projets pour l’avenir. Elle a le sourire, l’ambiance est optimiste. Sur l’écran, on nous présente des statistiques. Les chiffres sont positifs. Tout va bien. elle continue son discours « gracé à la dématérialisation, les gestionnaires ont de moins en moins de papier sur leurs bureaux, tout se traite à l’écran, un gain de temps et de meilleures conditions de travail ! ». Je la regarde tristement. elle est convaincue par ces chiffres alors que la réalité est toute autre.

Sur le terrain, il y a toujours autant de papier sur les bureaux. Les gestionnaires n’intègrent pas leurs documents en scanner pour éviter d’avoir des statistiques trop fortes et être mal jugés par leurs encadrements. Il faut dire qu’avec les suppressions de postes, les conditions de travail sont devenues de plus en plus difficiles (on a déjà eu droit à une tentative de suicide sur le lieu de travail). Certains cadres demandent parfois à leurs agents de tricher sur les chiffres (mettre un zéro dans une colonne, on reportera le chiffre le mois prochain…).
Dans mon boulot, depuis quelques années, je suis dirigé par des jeunes d’une trentaine d’années qui vouent un culte aux fichiers Excel. Peu importe l’ambiance sur le terrain et les risques psycho-sociaux, si les chiffres sont bons, tout va bien dans le meilleur des mondes. je les appelle les « excel-man ».
Cette folie des chiffres et des statistiques me fait penser à l’attitude des institutions financières concernant la crise grecque. L’Europe demande jour après jour, de plus en plus d’effort à ce pays pour avoir un joli chiffre en fin d’année. Peu importe les conditions de vie des habitants, le fichier excel qui va atterrir sur les bureaux de Bruxelles et du FMI a une plus grande importance que la vie de millions de personnes. On vit une époque formidable !!

Marcel par çi, Duchamp par là

Pour savoir de quoi je cause, je vous conseille le petit lien wikipédia – ici – biographie rapide mais ce qu’il faut surtout retenir c’est le paragraphe suivant :

Marcel Duchamp a révolutionné la conception académique de l’art qui, jusqu’alors, ne jugeait la valeur d’une œuvre qu’à l’aune des efforts et du travail dispensés pour une finalité édifiante. L’hétérogénéité de ses moyens d’expression et la complexité de ses œuvres, de la peinture (Nu descendant un escalier en 1913), à l’installation plastique la plus hermétique (Étant donnés…, « inachevée » en 1966) en passant par les objets « tout fait » (Fontaine (un urinoir), Porte-bouteilles) décrétés œuvres d’art par sa seule volonté associées à sa constante revendication du « droit à la paresse », ne permettent de le classer dans aucun des mouvements artistiques du XXe siècle. Duchamp a traversé le cubisme, le futurisme, Dada et le surréalisme en s’excluant lui-même de tout courant.

En résumé, si je peux faire tout et n’importe quoi dans le domaine artistique c’est grâce à Marcel Duchamp. Cependant admettre une influence n’implique pas le culte de la personnalité. Pourtant depuis quelques décennies on subit une Marcelitte aigüe qui devient de plus en plus étouffante. Certains collectionneurs ont même inventé le prix Marcel Duchamp.

C’est bien simple. Quand je lis un article où l’on décrit un artiste comme le digne héritier de Marcel Duchamp, j’arrache la page et je la jette à la poubelle. Les critiques d’art ont si peu de choses à dire pour balancer cette ineptie à chaque nouveau artiste qui provoque des petits scandales à deux balles ?

Un exemple récent me vient en tête : Maurizio Cattelan. Une bonne partie des articles enfoncent le clou : « transgression des ready made de Duchamp » – « Maurizio Cattelan’s art-world reputation is as a kind of trickster figure in the tradition of Marcel Duchamp » – « À la manière de Marcel Duchamp »..pfiouuuuu n’en jetez plus…

Citer Marcel Duchamp dans un discours d’art contemporain ressemble au matraquage d’un tube sur les ondes de nos radios. Au départ, l’air est entrainant, mais cela devient vite insupportable.

Le choc

La journée commençait parfaitement. Malgré le froid, j’étais plein d’energie pour me donner à fond au travail. Après lecture de mon horospcope, le bonheur de cette journée se confirmait. Quand soudain !!! le choc !

Chevènement annonce le retrait de sa candidature à la présidentielle !! Je ne m’y attendais pas du tout. Il était si bien parti, au top dans les sondages. Maintenant une seule question subsiste : y a t-il le moindre intérêt à voter pour les prochaines élections présidentielles ?

Perdre du temps

Je suis le champion de la perte de temps. Alors que mon petit coin d’atelier est préparé pour pondre des œuvres. Je me suis lancé bêtement dans la création d’un portfolio. Inutilement.

Une internaute m’avait fait remarqué qu’elle était perdue sur mon site. Trop influençable, depuis deux semaines, je me suis mis à chercher un thème convenant à la présentation des mes travaux puis à créer une base de données, pour finalement réaliser que mon portfolio est déjà existant. Ici. là haut, dans le menu. Je vais un peu nettoyer et ajouter certaines catégories pour que l’accès aux artisteries soit plus clair.
Pendant ce temps là, j’ai rien foutu.

Le signe de ralliement

Sans doute inspiré par les gestes du mouvement occupy, les socialos ont eu la « bonne idée » d’inventer un signe de ralliement pour leur slogan « le changement c’est maintenant ». Alors je pose une question toute simple. Qui est le responsable de ce signe ? Sans déconner, le lipdub de l’UMP n’a pas suffit ? Etait il vraiment nécessaire de faire plus ridicule ?

Bon en même temps, on n’a pas souvent l’occasion de voir Gérard Darmon ou Benjamin Biolay faire un geste con. Merci pour la rigolade…

Terra Nova

Les lecteurs du blog « le monde des séries » ont décerné la patate de plomb a Terra Nova. En gros, cette série est une bouse et ne mérite pas notre attention. je ne suis pas d’accord.

Les passionnés de série tv me font parfois un peu flipper. je note ça et là un snobisme ambiant qui réclame des séries tv hype aspirant à la masturbation de cerveau. Ils oublient parfois une chose essentielle : le pur divertissement.

Voici le synopsis pioché dans wikipédia :

En 2149, la vie sur planète Terre est menacée d’extinction à cause de la pollution rendant l’air irrespirable. La végétation a presque complètement disparu.
Au hasard d’une expérience, des scientifiques créent une porte spatio-temporelle reliée à 85 millions d’années en arrière à la fin du Crétacé, mais dans une chronologie alternative (évitant ainsi les paradoxes temporels), donnant une chance de survie à l’humanité.
La famille Shannon (le père Jim, sa femme Elisabeth et leurs enfants Josh, Maddy et Zoé) rejoignent la dixième expédition de colons vers Terra Nova, la première colonie humaine de l’autre côté du passage. Une nouvelle vie commence pour les Shannon. Ils devront affronter toutes sortes de problèmes dont les plus dangereux ne sont pas forcément les dinosaures et en comptant avec les Sixers, un groupe dissident de colons du sixième pèlerinage…

Il est vrai qu’avec les moyens de la production et l’idée de départ, on pouvait s’attendre à un énième successeur de « Lost ». L’espoir retombe très vite et on se surprend à mater une série familiale sans prétention. Ce n’est pas le navet annoncé par les puristes de genre mais un très bon moment de détente avec ma fille.

la critique très violente par les lecteurs du « monde des séries » est révélatrice. A force de se spécialiser, on finit pas se mettre des œillères et ne plus apprécier une simple série distractive.

Se tirer sur la nouille

C’est le genre de titre poétique qui me plait. Il y a quelques mois, je vous parlais des bienfaits de la masturbation et de l’acte sexuel pour notre santé. Ce matin, j’ai découvert un vieil article qui nous révèle que la masturbation sur le lieu de travail est à la mode.

je copie colle l’information :

Pour se faire plaisir et évacuer le stress au travail, certains ont trouvé la solution: la masturbation. Selon une enquête menée par Ifop, menée en 2010, la masturbation serait très appréciée au boulot.

J’apprécie vraiment ces news car elles permettent d’avoir des arguments imparables pour se tirer sur la nouille. Je répliquais déjà en septembre à madame Bobig que je me soignais en me masturbant. Je peux désormais dire à mes collègues que je vais en pause pour évacuer mon stress aux toilettes.

Entretien d’embauche

Je déteste les entretiens professionnels. Être confronté aux regards des autres. Me vendre. Tout cela n’est pas pour moi. Pourtant il y a quelques semaines, j’ai eu une pulsion. J’ai postulé pour intégrer un autre service. Je ne ressentais aucun stress les semaines précédant l’entretien. Je donnais même dans l’apparence détendue. une attitude je m’en foutiste qui a fait beaucoup de dégâts dans mon subconscient. Les choses se sont gâtés la veille de l’entretien. Plus précisément dans mon rêve…

Je suis seul dans un ascenseur. je dois monter au 24éme et dernier étage d’une tour. Je dois me rendre dans la salle 167. les chiffres des étages défilent mais je me rends compte qu’il y a un problème en observant le compteur qui s’affole et dépasse le nombre d’étages logique. Grand fracas ! je me retrouve coincé. Une voix résonne « nous allons vous dégager de là, soyez patient ». Pendant l’attente, je pense à l’heure de l’entretien que je vais sûrement loupé…ellipse…Je suis sorti de l’ascenseur mais je me retrouve dans un endroit totalement inconnu. J’erre dans des couloirs sans fin. Dans ces conditions, impossible de retrouver ma salle. L’horreur.

Retour à la réalité. Le réveil a été difficile et mon attitude cool des jours précédents a totalement disparu. La matinée s’est déroulé lentement jusqu’à l’heure fatidique de l’entrevue. 11h00. je suis face la la directrice des ressources humaines et deux autres responsables. Après les présentations d’usage, j’ai commencé à pédaler dans la choucroute. Le doute est venu avec le verbe « acquérir ». La phrase était pourtant toute simple. Je voulais balancer « avec mes années d’expérience; j’ai acquis de nombreuses qualités… ». Impossible de conjuguer ce putain de verbe ! en l’espace de quelques secondes qui m’ont paru des minutes, j’ai fait toutes les tentatives…acquéris, acquérus, acqus…j’en passe et des meilleures…Le résultat est un Bobig hagard face à un jury interloqué par la rougeur de mon visage. les questions se sont ensuite enchainés et je bafouillais de plus belle. Plus aucune logique dans mes propos. Le vide à cause de ce putain de verbe.

En sortant du bureau, j’ai pris deux décisions : Ne plus jamais passer d’entretien d’embauche et prendre des cours de conjugaison.

Erreur 404

En surfant sur le web, J’ai trouvé une jolie petite image pour illustrer ma page 404. Voici la définition de ce code (source wikipédia) :

L’erreur 404 est un code d’erreur dans le protocole HTTP1. Ce code est renvoyé par un serveur HTTP pour indiquer que la ressource demandée (généralement une page web) n’existe pas. Certains navigateurs web affichent alors le message « 404 File Not Found » (de l’anglais signifiant « fichier non trouvé ») à destination de l’internaute.