Le progrès des mobiles

En 2003, le terme « moblog » faisait sa première apparition. Toujours attiré par les nouveautés,  je me suis empressé d’acquérir un des premiers téléphones sur lequel on adaptait un appareil photo. Je me souviens encore des visages des passants quand il voyait un crétin photographiant avec son téléphone. Aout 2003, je postais en direct live les photos de mes vacances sur mon blog  carburant sous « movable type ». le site « mediatic » avait parlé de mon expérience (impossible de retrouver la trace de l’article).Ci dessous, une image de l’époque :

320 X 240. C’était la taille d’image maximale que l’on pouvait obtenir, mais j’étais super fier. Mon expérience de moblog a été de courte durée. La facture téléphonique devenant un véritable gouffre – un voyage aux Maldives m’a couté 700 euros. Je continuais de poster mais plus rarement.

En 2008, avec un forfait téléphonique moins couteux, je décide donc de relancer un site où je balance régulièrement des images. Ci dessous, une photographie de meilleure qualité avec un mobile sony (je reconnais le logo)

 

Septembre 2008, je pars à New york avec un iphone dans la poche. Le wifi facilité l’envoi des images et la qualité commence à être au rendez vous…

2011. Je continue toujours à poster des images mais désormais avec les filtres et autres bidouilleries esthétiques, les photographies flattent l’œil.

J’ai toujours une petite émotion quand je constate l’évolution hallucinante de la technologie. Il y a 8 ans, je passais pour le geek de service avec mes photos via mobile.De nos jours, chacun mitraille ou se mitraille pour exposer des images sur un site ou un réseau social…jusqu’à saturation.

L’art à tout prix

Les émissions sur l’art contemporain sont rares. Aussi, j’étais impatient de visionner « l’art à tout prix » sur France 2. Première remarque avec le titre . Les artistes sont prêts à tout pour avoir un prix ? l’art a un prix ? c’est bien vu mais ça donne une image ambigüe de l’art et des artistes. Pas si positif pour réhabiliter l’art à la télévision.  Bon j’arrête de faire le vieux con, c’est parti pour l’émission présentée par Olivier Picasso (petit fils de..) et Wendy Bouchard.

Voici le pitch :

Depuis le Centre Georges Pompidou, à Paris. Mircea Cantor et Samuel Rousseau, plasticiens, Damien Cabanes, peintre et sculpteur, ainsi que Guillaume Leblon, sculpteur, rivalisent pour l’attribution du prestigieux prix Marcel Duchamp. Une immersion dans les coulisses du monde de l’art contemporain avec ces quatre artistes suivis au plus près : Mircea Cantor et Samuel Rousseau, tous deux plasticiens, Damien Cabanes, peintre et sculpteur, ainsi que Guillaume Leblon, sculpteur. Ces quatre artistes vont créer une oeuvre, présentée à la FIAC (la Foire Internationale d’Art Contemporain à Paris), là où sera désigné le lauréat du Prix Marcel Duchamp. Ils sont filmés dans leur atelier, sur les lieux de leur inspiration, au cours de leurs expositions

Je m’installe au fond du canapé. Je connaissais le travail de Mircea Cantor et Damien Cabanes, un peu moins les deux autres artistes. La musique new wave donne un côté branchouille, mais le côté concurrence entre artistes fait penser aux mauvaises émissions de télé réalité. Exemple avec la phrase « Qui de ces quatre artistes va remporter le prix Marcel Duchamp ? » On dirait du Denis Brogniart dans Koh Lanta. J’adhère moyennement.

On suit donc les parcours et les œuvres proposées jusqu’au jour de l’exposition à la FIAC. Sur les quatre artistes, un seul est réellement attachant, c’est Damien Cabanes. Le peintre est à fond dans la matière (peinture et sculpture), il parle peu et on le sent dans sa petite bulle. Les autres artistes m’ont fait l’impression d’être des vendeurs d’aspirateur. De l’ego, un discours bien huilé sur leurs travaux. je suis peut être trou du cul mais j’ai senti un peu du vide. Comme si faire artiste était plus important qu’être artiste.

Diverses séquences tentent de nous expliquer l’intérêt de l’art contemporain trop superficiellement. Au fur et à mesure du visionnage, je m’interrogeais et posais la question sur les réseaux sociaux :
Le prix Marcel Duchamp ça pue du cul. Non ?. J’ai eu une réponse de Jean-noël Lafargue qui résume bien la situation :

C’est une tentative pour faire connaître, au niveau international, des artistes français « bankables ». Ni mieux que ça, ni pire.

Plus jeune, je rêvais d’appartenir au milieu de l’art contemporain. Avoir un style et le cracher à la gueule du monde entier. Les concours de circonstances (timidité, manque de courage, procrastination…) ont fait que j’ai vite renoncé à cette profession d’artiste. Je ne le regrette pas du tout. Avec le recul, je ne conçois plus l’art comme une profession. Toutes les démarches à faire pour se mettre en avant sont une perte de temps. mes chevilles enflent mais je pense que je suis dans la droite ligne d’Henri Matisse. A Russell Warren Howe lui demandant en 1949 ce qu’il ferait s’il était un jeune peintre aujourd’hui, Matisse répondait :

« Si j’étais un jeune peintre,je prendrais un métier comportant un salaire et ainsi je serais indépendant et pourrais peindre en toute liberté. Mon art n’en souffrirait pas. Si je faisais de la mauvaise peinture, si je décorais des biscuits de Noël, là oui, mon art en souffrirait, mais employé de banque ou charger les trains de marchandise ferait au contraire très bien l’affaire. » (in Henri Matisse – Ecrits et Propos sur l’Art- Collection Savoir- Ed. Hermann ).

Tout est dit.

Mots-clefs

Je me lance parfois dans un petit travail de fourmi. Intuile pour le plus grand nombre mais essentiel pour ma petite personne. En surfant sur « ma vie ordinaire », j’ai remarqué qu’il n’était pas facile de s’y repérer. A part les dates, rien.

Depuis ce matin, je rajoute à chacun de mes articles, des mots-clefs permettant de décrire au plus juste l’image postée.  Exemple facile avec le tag  « Ego ». Cette mise à jour va prendre du temps. Après avoir fini le mois de juillet 2008, mes petits yeux piquaient.

Et youpi ! instagram

2012 = Communication for me. Dernier truc en date : Instagram. Le principe :

C’est un moyen rapide, esthétique et amusant de partager votre vie avec vos amis au travers de vos photos. Prenez une photo avec votre iPhone, choisissez un filtre pour en changer l’apparence et partagez la sur Facebook, Twitter ou Flickr – c’est simple comme bonjour. C’est le partage de photo, réinventé.

Avec mon compte « Choubard », je mitraille tout ce qui bouge. les couloirs glauques, la cantine glauque..bref mon environnement professionnel. Heureusement parfois je sors et je photographie autre chose…

Cela dit, cette rue n’inspire pas le luxe, le calme et la volupté…

J’aime bien Eva

Parmi la pléthore de candidats, il y en a une que je trouve attachante : Eva Joly. Depuis quelques mois, je vois cette ancienne magistrate se confronter à la dure réalité politique et cela fait un bien fou. Enfin presque.

Avec l’accord des écologistes et des socialos, les retournements de veste, les concessions, cela confirme bien que la vie politique est une jungle sans foi ni loi. malgré cela Elle maintient son cap, conservant sa liberté de parole.
Cela me fout un léger bourdon matinal car, avec l’exemple d’Eva Joly, je réalise que pour changer la société, l’action politique sincère parait bien faiblarde…

Résolutions 2012

Installé devant mon ordinateur, je regarde mon reflet sur le moniteur éteint. Bouton marche, l’écran s’allume, je lance l’interface du blog, il est temps de réfléchir à des objectifs pour la future année. . Comme je le disais en 2010, le principe des résolutions étant de ne jamais les respecter. Je pars tranquille pour affronter sereinement l’année 2012.

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C’est parti pour la petite liste.

  1. Être Heureux et profiter à fond de la vie.
  2. Continuer à créer des œuvres pour « Less is easier ».
  3. Peindre une grande toile de 130 X 130 cm.
  4. M’initier à la photographie numérique.
  5. Me lancer dans un projet artistique que j’ai en tête depuis 5 ans.
  6. Continuer de découvrir le monde merveilleux du Jazz.
  7. Poster plus régulièrement sur bobig.fr
  8. Renifler le web et donner mon opinion
  9. Utiliser plus souvent les réseaux sociaux
  10. Terminer les jeux sur xbox 360.
  11. Fréquenter plus assidument la salle de sport.
  12. Retourner en Inde.
  13. Retourner à New-York.

Le grand plaisir de voir et revoir ces résolutions,  c’est de constater que malgré les années qui passent et qui se ressemblent, des projets artistiques me permettent d’avancer et de progresser. Que du bonheur !

je profite de cet article pour vous souhaiter une bonne année pour vous et vos proches.

A lire :

Le top 2011

C’est parti pour la petite habitude que j’ai prise l’année dernière…Première constatation, l’année 2011 a été plus artistique que les précédentes. Le projet « Less is easier » est la principale cause de ce regain de créativité.

Janvier 2011 : L’ennui au travail.
Février 2011 : Les lettres de Charlotte.
Mars 2011 : Lumière par la fenêtre.
Avril 2011 : Résoudre les conflits familiaux.
Mai 2011 : L’art de Bobig et son temps.
Juin 2011 : J’ai la copyleft attitude.
Juillet 2011 : Les nuages.
Août 2011 : Je n’aime pas les enfants.
Septembre 2011 : peindre la lumière.
Octobre 2011 : La lettre A.
Novembre 2011 : Je pisse sur Charlie Hebdo.
Décembre 2011 : Le laid & le beau.

A l’année prochaine…

Le travail c’est la santé

Bon sang, quel changement de rythme ! Pendant ma semaine de vacances, plusieurs articles postés par jour. Des artisteries comme s’ils en pleuvaient. J’étais détendu. No stress. Puis…

Reprise du travail ce matin. Je me suis trainé mollement vers la badgeuse.Bip ! Le petit bruit strident a fait vriller mon oreille. L’envie de repartir aussi sec me titille. mais non il faut se forcer. Lire tous les messages accumulés depuis plus d’une semaine, écouter la messagerie vocale. Prendre un café. puis bosser en pensant à l’heure du départ. 8 heures plus tard, de retour à la maison, j’ai l’attitude d’une légume. L’horreur !

Pour 2012, il faut absolument que je trouve un mécène qui me paierait pour faire de l’art gratuit. Si vous connaissez ce genre d’hurluberlu, parlez lui de moi. Merci d’avance.